Publié le
par
lefloch
Dès hier soir, j'étais tout excité à l'idée de la séance toute simple qui m'attendait. L'an dernier, en préparation de Cambrai, je n'avais débuté les sorties longues qu'à partir du mois de
juillet, ils ne devaient en rester que trois dont une fois deux heures dans le plan de Trimag et je l'avais payé cher sur le marathon. Je ne crois pas détenir la clef mais seulement l'une des
raisons de ma formidable galère de plus de deux heures au 10 kilomètres.
L'objet de mes rêves se décomposait ainsi : il fallait tenir une heure vingt minutes à 70% de la VMA, ce qui, pour moi, équivaut à 11,6. J'ai tenté de recruter mes collègues en argumentant que ce
n'est pas rapide du tout, qu'ils ou elles pourraient rebrousser chemin à tout moment. J'ai attendu avec un peu d'espoir mais je n'ai pas eu d'écho.
Je sais qu'il vaut mieux varier les itinéraires afin de ne pas sombrer dans la lassitude mais il y avait tellement de vent que j'ai décidé d'aller me protéger sur le chemin de l'aérotrain. Je
l'ai rejoint après trois kilomètres rendus difficiles par la tempête qui ne renonçait pas. Je n'osais même pas regarder ma montre de peur d'être déjà trop loin de mon objectif. Pourtant, à peine
arrivé sur la "Voie Royale", j'étais à 14 km/h sans avoir vraiment accéléré. En fait, j'étais parti bien trop vite pour affronter le blizzard d'avril.
J'ai poursuivi un cran au dessous, dépassé Roussigny et gagné Limours sans emcombre pour un demi-tour dans les règles de l'art. Ma petite barrière personnelle des 10 kilomètres fut atteinte en 47
minutes, c'est bien sûr, très loin d'un exploit mais ce temps me qualifierait, je crois, pour les championnats de France de ma catégorie, sans forcer outre mesure. Ensuite, il faudrait descendre
sous les 36 minutes pour avoir une chance de médaille, c'est ce que j'imagine, les précisions sont les bienvenues.
J'ai
retrouvé le vent, qui s'engouffrait partout, sur la piste cyclable qui me ramène vers Les Ulis, si bien que je me suis faufilé dans les bois, réglant immédiatement ma vitesse à la baisse. Parvenu
à notre malheureux terrain de football en friche, j'ai arrêté le chronomètre sur le temps demandé et 17,2 kilomètres parcourus, ce qui me plaisait assez.
Le coach virtuel prévoyait cinq lignes droites en accélération, j'ai du insulter un peu mes gambettes rendues récalcitrantes par la satisfaction du devoir accompli mais elles ne sont
pas seules juges aussi ai-je sprinté cinq fois mais bien loin des temps de Muriel Hurtis, et de Dusty, mon désormais célèbre labrador qui perd ses poils.
A un peu plus de 16 sur notre ancestrale piste d'athlé qui ne ressemble à rien, j'avais l'air de ce que je suis, un mec qui espère mais plus pour longtemps, jusqu'en août, à la fin du mois, c'est
tout.
Une chanson de monsieur Young qui s'accompagne à la guitare sèche, je préfère des choses un peu plus grasses comme "Cortez the Killer" mais finir l'après-midi dans le calme ne peut pas faire de
mal...
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salengro 27/04/2012