La mort d'un blog

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overblog m'a tué....

Publié le par lefloch
Publié dans : #Prépa Gravelines en folie
                                   
  C'est pour moi une sensation étrange de rouler le samedi matin en solitaire. Je ne sais même plus le nombre d'années que j'ai passées au club de Saint-Rémy et le seul entraînement que je n'ai pratiquement jamais manqué, c'est le vélo. Les coaches ont changé, le groupe aussi malgré quelques irréductibles mais j'y ai toujours trouvé de quoi satisfaire mon plaisir tout en progressant. Je m'en suis enfuis un après-midi d'avril mais pas à cause des cris d' Éric même si ceux ci sentaient le drame à plein nez, pas à cause de l'allure chaque fois un peu plus folle, pas à cause des champions du monde qui n'ont rien à faire des derniers et qui les abandonneraient bien à leur sort, puisqu'ils sont les "maillons faibles", mais parce que tout ceci, ajouté au fait que pratiquement plus personne ne fait du triathlon, a détruit mon envie de rendre service, a rogné mon désir de m'accrocher quand se créer une bordure et que mes petits poussins souffrent à l'arrière du peloton. De plus, des lâchés, nous n'en parlons plus car cela faisait un mois que nous roulions à cinq ou six sans que cela amène la moindre question. Gérer un groupe est une tâche ingrate et difficile, Éric a besoin d'aide, il trouvera quelqu'un très vite...
                                     Voila, j'ai roulé à partir de 8 h 30, ce matin. j'ai pris le chemin des écoliers et les petites côtes de Foisnard et de Bouc Étourdi. Ce sont trois petites bosses assez tranquilles mais dans lesquelles on peut pratiquer toutes sortes d'exercices. Je n'avais rien au programme, juste tourner les jambes durant trois heures ou plus.
                                     Après St Arnoult, j'ai grimpé vers un joli village dont j'ai oublié le nom, la côte est courte mais sympa et on redescend tout au bout de la localité sur la route de Sonchamp. A la Granville, mon poney, un peu sourd dingue, ne m'a pas entendu, j'ai donc continué vers Gazeran, bifurqué pour Hermeray et la magnifique ligne droite qui y mène. Le vent soufflait très fort mais, pour une fois, j'avais pris la bonne option. Les bois de Poigny furent traversés dans la foulée, j'étais seul, j'étais bien, la route et la nature qui l'entourait m'appartenait.
                                     Sur la départementale du Perray, je me suis fais reprendre par un type assez agé qui avait mis tout à droite et qui avait du chasser comme un grand car, à ce moment là, j'évoluais à 32 kilomètres à l'heure, tout en m'appliquant à rester souple mais aussi légèrement ivre du bonheur de ne pas être perturbé par mister Eole, prince des empêcheurs de rouler en rond. Le routier d'un âge certain a tenté de me sortir de sa roue, j'ai eu un sourire intérieur, si c'est possible et je suis resté à côté de son pédalier pour ne pas lui faire trop de peine. Ceci est une aventure de pimpim...
                                     Plus tard, en me dirigeant vers Marcoussis à partir de Janvry, j'ai doublé un drôle d'équipage, un mec, fort rouleur et une fille, comme Chouchou et Loulou, mais le cintre de la jeune femme était attaché par une sangle au tube de selle de son ami. Je me suis mis devant pour aider, le vent étant de trois quart face et nous nous sommes mis à rouler comme des fous. Loulou a un peu craqué, j'ai ralentis et ils ne m'ont pas suivi vers la descente de Bel-Air. Devant la maison, j'avais tout juste 100 bornes. Irondog m'attendait de pattes fermes et 7,5 kilomètres en 40 minutes nous ont largement suffi.
Le bougre n'a pas voulu sprinter, j'ai donc gagné Hawaii en rêve mais j'ai levé les bras comme un débile devant mon portail.
                                    Il n'y avait personne pour remettre les médailles, je crois que c'est normal, les songes restent des songes et ne se réalisent que rarement. J'ai désherbé cet après midi, c'est bien plus dur que le vélo, c'est infini et bien plus proche du cauchemar que tout le reste.
                                     Miss Sade pour terminer. Quand elle se déhanche avec sa petite veste, c'est ma jeunesse qui tourne à l'envers, le monde qui devient fou mais pour de très bonnes raisons, la vie, tout simplement...

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Vincent 12/05/2012

je serai très bientôt de tes sorties du samedi si tu m'acceptes my friend...

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