La mort d'un blog

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overblog m'a tué....

Publié le par lefloch
Publié dans : #Prépa Gravelines en folie
                                    
   Cinglé, votre serviteur est cinglé et voila que je parle de moi à la troisième personne, comme Alain Delon. Bon, je parviens encore à écrire donc, tout n'est pas perdu mais l'hôpital me guète, un peu comme Jacques Villeret dans "L'été en pente douce", joli film avec la regrettée Pauline Lafond au physique de Betty Boop.
                                       Cinglé mais pas fou car je suis bien conscient que tout ce que je m'envoie à l'entraînement, comme le dirait l'un de mes lecteurs, va bien rejaillir un jour, en bien, avec des jambes de feu mais il faudra, pour tirer profit de toutes ces séances, que je me repose un jour, ou deux, ou trois, je ne sais pas exactement.
                                        Cinglé mais conscient de mes erreurs, j'ai proposé à mon ami Vincent de rouler 5 heures, aujourd'hui, plutôt tranquillement, même si je sais que quand nous roulons ensemble, rien n'est réellement tranquille, ni calme, ni reposant. Ce matin, une petite voix me disait timidement : roule seul, mon garçon, tes gambettes te remercieront. Mais, j'avais rendez-vous, du genre qui ne se manque pas et je m'y suis rendu avec plaisir.
                                        Dans la vallée des environs de Dampierre, un petit peloton s'est formé autour de nous et a éclaté tout aussi vite grâce à deux champions du monde du genre que vous connaissez bien, il y en a quelques-uns dans le club que j'ai abandonné. Un routier des Molières, prénommée Gérard, nous a suivis dans les Vaux de Cernay et je crois que Vince a attaqué dans la petite bosse de l'abbaye. Il a eu du mal à relancer ensuite et j'ai bien cru qu'il allait rentrer. Mais le bougre d'ectoplasme est courageux car il s'est forcé à relancer dans tous les faux plats.
                                         La randonnée s'est allongée vers Monfort, puis Gambais et de magnifiques petites routes initiées par notre nouveau compagnon de fortune. Dans les deux côtes suivantes, dont l'une dans un cadre si champêtre qu'on se serait cru en Suisse, Vince s'est retrouvé irrémédiablement à l'arrière et même assez loin dans la seconde. J'avais mal pour lui mais, une nouvelle fois, car mon ami est, lui aussi, complètement cinglé, il a repris les rennes et nous a emmenés à très vive allure dans de très longues lignes droites et dans toutes les petites côtes qui se présentaient à nous. Ensuite, Gérard et moi avons pris quelques relais mais cela n'avait pas la même saveur ni la sensation d'explosion pour des cuisses déja bien malmenées.
                                        Nous avons quitté notre équipier peu après le Perray. Il rentrait à Saint Rémy, nous nous sommes dirigés vers Rambouillet, localité charmante, par endroit, vite traversée par deux soiffards aux bidons presque vides. La fontaine de Clairefontaine, qui porte magnifiquement son nom, fut plus que la bienvenue, comme un passeport vers l'heure et demi qu'il nous restait à explorer. Nous avons dépassé mon village, continué vers Breuillet, La Belle Étoile et bifurqué à Arpenty pour reprendre la direction de Gif sur Yvette, là où vit mon ami qui s'était refait une santé en passant sur la grosse plaque, longtemps auparavant.
                                        Nous sommes passés par Bel Air, avons grimpé quelques hectomètres de la bosse qui permet de rejoindre Marcoussis sur la droite et Janvry, de l'autre côté. Et puis, nous avons feinté en prenant à gauche, le long du golf de Marivaux, afin d'escalader la célèbre côte de Mulleron. Son approche, à partir de Fontenay les Briis, est difficile. J'avais envie de faire demi-tour, de planter là mon pote et de me gaver des restes d'un très bon poulet cuisiné hier par ma charmante épouse. Mais, j'ai remarqué la petite mine de Vince et je n'ai pas pu l'abandonner. Je suis un peu pourri car j'ai aussi pensé à le lâcher, juste avant d'entreprendre la montée, pas très longue mais usante et souvent située en fin de parcours.
                                        Je n'ai rien fait de tout cela, je cogite trop quand je roule et, j'ai laissé Vincent enclancher le train. très bien calé derrière lui, j'ai démarré un peu tôt. Le voyant à la peine, j'ai ralenti considérablement mais quand j'ai voulu me replacer dans sa roue, ce grand gaillard a sprinté, sur la plaque qu'il n'avait pas quittée, et je n'ai pas pu suivre. Je m'en suis un peu voulu, j'avais commis des erreurs qui ne pardonnent pas quand on a affaire à un grimpeur qui ne renonce jamais.
                                         Nous nous sommes quittés en haut de la descente vers Briis, bien heureux d'en avoir terminé, la chaleur ayant remplacé l'humidité du petit matin. Il me manquait un kilomètre pour que ma montre indique 140, j'ai tourné ce qu'il fallait autour du village et je suis rentré pour courir avec Mister Labrador.
                                         Après 20 minutes et 3,5 kilomètres, j'avais mon compte et le chien aussi. Nous ne sommes pas encore habitués à des températures dépassant les 20 degrés. Ce fut une belle journée de sport, merci Vincent et bravo.

                                        Une petite ritournelle par mon groupe préféré du moment. Bye et votez bien... ete-en-pente-douce.jpg

 

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Vincent 05/05/2012

Toujours autant de bonheur à te lire et rouler avec toi. Super sortie et merci pour ces instants magiques ou l'on s'observe dans les côtes (qui sont notre terrain de jeux favori) mais avec un
respect mutuel total....Le pied...
Hasta pronto

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