Publié le
par
lefloch
Un manchon de compression sur le mollet récalcitrant et le tour est joué. Ainsi paré, j'affronterais de vieux champions de marathon, très vieux même, mais, aujourd'hui, il n'en est pas question,
c'est une épreuve de vitesse facile à programmer sur la montre : six fois 300 avec une minute de repos à chaque fois.
Après 25 minutes d'échauffement, je parviens au petit stade de Gometz. Je débute par quelques lignes d'éducatifs et d'accélérations. Je suis enfin prêt. Je cours les deux premiers 300 sur l'herbe
mais les buts créent des détours qui me font perdre un peu de temps. Bouclés en 1 minute 12, ce n'est pas terrible et je ne suis pas satisfait. Je retourne sur le dur pour améliorer mon temps de
4 secondes pour les deux tentatives suivantes. C'est bien mieux, je dois être à 16/16,5 tout en essayant de ne pas me claquer à l'arrière de la jambe comme ces sprinters foudroyés lors des
meetings ou pendant les Jeux.
Je suis bien, c'est une séance excitante car j'y retrouve de petites sensations. Je sais bien que ce serait mieux et bien plus vite sur une véritable piste d'athlétisme mais il fait si beau que
je n'ai pas pu me résoudre à traverser les Ulis dans les deux sens. Il ne me reste plus que 600 mètres à parcourir. Je les savoure en m'appliquant et en allongeant la foulée et cela paye un peu :
1' 07 au 300, ce n'est pas le record du monde car il n'y en a pas d'officiel sur cette distance mais je suis assez heureux puisque cela correspond à ce que j'avais prévu. Je récupère
tranquillement et je me donne 20 minutes pour rentrer. Quand j'étais au club de Limours, Ouest Essonne Athlétisme, après une séance comme celle là, chacun faisait deux tours de piste puis se
jetait à terre pour les étirements en groupe, moment très convivial et décontractant. Alors avec mes 20 minutes de forçat de l'entraînement, je dois me persuader que c'est bon pour préparer
un ironman et j'en arrive à la conclusion que tout est bon et que je suis vanné.
Cette
sortie d'une heure en tout, longue de 10 kilomètres se révèle plutôt bonne pour mon moral qui n'accepte pas que je me transforme en diesel et qui tente de retarder l'échéance par tous les moyens.
Je dois quand même lui dire que je suis fatigué et que mes jambes ne répondent plus vraiment malgré 10 minutes de moulinette sur un vélo de notre belle salle de musculation.
Justement, après le repas, pour que le haut ne soit pas en reste et pour avoir des crampes dans les bras en nageant demain, je me suis fait une petite heure de biceps, triceps, pectoraux, abdos
et lombaires sur la planche pour finir. Ce fut parfait, j'ai, désormais, mal partout, le réveil de demain sera terrible. Patrick, je finirai loin derrière toi à Gravelines, je suis déjà cramé en
avril, cramé mais joyeux.
La
preuve, la vidéo va beaucoup plaire aux ados. Si vous en connaissez, montrez la leur, ils vous en seront reconnaissants... Forever young, forever young.
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Vincent 03/04/2012
Kuntz des Waffen Lovers 03/04/2012