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par
lefloch
Comme parfois le jeudi, les ados viennent de Créteil avec Annie, leur professeur de sport, maîtresse d'arme en escrime. Aujourd'hui, ils sont cinq, 4 garçons, une fille et deux éducatrices qui ne
participent pas à la séance, ce qui est une erreur. Je propose hockey en salle et tout le monde accepte. Le petit trajet jusqu'au gymnase prend une éternité et l'échauffement a des allures de
Grand Guignol, un guignol chargé aux barbituriques et à l'alcool. J'aurais du filmer car décrire la façon d'utiliser la crosse relève d'un épisode des Tortues Ninja qui passerait en crypté, en
beaucoup plus bruyant.
Devant l'affolement de ma collégue, justifié d'ailleurs, je range le tout. Il faut dire que la moitié des participants s'étant enfuie, il n'est plus question d'initiation et encore moins d'un
match. Quand je ressors de notre réserve de matériel, il ne reste plus qu'un môme qui accepte de jouer au basket à un contre deux puisque je me propose pour être seul. Ce garçon est immense et
perturbe tous mes tirs, je perds d'un panier mais ce n'est pas grave du tout, seul le jeu compte...
Mais mon loustic solitaire est crevé. Nous installons le badminton, je débute avec Annie mais il ne souhaite pas jouer. Au bout de cinq minutes, nous stoppons tout et c'est le retour à Créteil
dans un minibus empli de mauvaise humeur et d'une rancoeur presque palpable. Je pense que je le les reverrai plus, ce service étant plus en danger que le notre mais par pour les mêmes raisons.
Mon moral n'est pas atteint, j'avais couru en suivant la séance de Trimag pour l'Ironman de Nice. Rien de bien compliqué, il fallait tenir une heure trente à 70%, ce qui fait 11,6 à l'heure pour
une VMA de 16,5. J'ai effectué le premier kilomètre à l'allure demandée mais, dès que je me suis senti bien, j'ai accéléré sans véritablement m'en rendre compte. Parti en direction de Saint Jean
de Beauregard, j'ai pris tout droit dans les champs jusqu'à Gometz. A 12,5 au bout d'un quart d'heure, je ne voyais pas de raisons de ralentir. J'ai donc continué vers Limours, par les chemins
puis bien caché sur l'ancienne piste de l'aérotrain. C'est un parcours original car totalement rectiligne, je crois même qu'avec une meilleure vue que la mienne, on doit apercevoir la cité de
Limours tout au bout. J'y suis allé, j'ai fait demi tour mes jambes me portant toujours, sans rechigner, avec plaisir même.
10
kilomètres en 47'30". Pratiquement 13 kilomètres parcourus après une heure de course, le bonheur était dans le pré mais j'allais trop vite. Au diable les censeurs, les coaches grognons et les
consciences raisonnables comme Jiminy Criquet. Je vous le jure, j'ai quand même un peu obéi, je suis allé dans les bois pour casser la cadence et à plus de 12,5, je faisais attention à mes
chevilles. J'ai terminé ainsi, tout heureux de courir longtemps sans m'ennuyer, seul mais la caboche pleines d'histoires et de chansons, de films et de voyages extraordinaires, d'aventures
sportives et d'athlètes modestes. Mes deux montres annonçait 19 kilomètres. Pour un footing tranquille, je ne suis pas déçu, il faudra un jour que je cours un semi sec. Allez, on dit en moins
d'une heure trente et la même chose sur un Half, mais cela redevient du rêve dont je suis le spécialiste. J'ai bien couru, c'est le principal et Annie et sa petite bande de malfrats n'y pourront
rien changer...
La mélodie est interprétée par deux Philippe et elle parle d'amour, je ne pouvais pas la manquer...
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Vincent 05/04/2012