La mort d'un blog

La mort d'un blog

overblog m'a tué....

Publié le par lefloch
Publié dans : #Prépa Gravelines en folie
                                  
    Il est vrai que mes petites aventures commençaient à sombrer dans la routine, course à pied mardi et jeudi, natation le mercredi et vélo samedi et dimanche. C'est bien réglé, j'y ajouterai quelques paramètres, cet été, à l'approche de Gravelines mais la trame est là, toute simple comme un certain blog.
                                      La sortie vélo avait pourtant bien commencé. Nous n'étions que sept, Éric l'entraîneur, Yves breton comme moi mais bâti comme une armoire normande, le comble, Olivier B, très bavard, moralisateur parfois si on ne le retient pas, Phil, heureux de revoir ses amis et de ne plus avoir à choisir l'itinéraire, Vince, un peu enroué, un copain du Dolmen qui vient du club de Rambouillet et moi, triathlète de pacotille qui ne parvient pas à se prendre au sérieux.
                                     Et j'ai craqué. Pourtant, dans la côte qui part de Dampierre pour rejoindre les environs des Essarts le Roi, j'ai demandé au coach si je pouvais emmener le peloton car le train imposé ne me convenait pas. Un peu à bout de souffle, il a immédiatement accepté. J'ai pris les rennes à ma manière, en danseuse, en essayant de ne pas donner trop d'accoups, mais j'entendais des respirations à la peine et je souriais comme le grimpeur sadique que je suis. Un bref coup d'oeil en retrait, mon pote Vincent va bien, c'est le principal. Si quelqu'un avait attaqué, j'aurais placé une mine, pour une fois, j'avais des réserves.
                                    Sur la partie plate qui suivait, nous nous sommes relayés sans problème et, après un rond point en légère descente que j'ai pris à l'extérieur en gardant ma ligne, j'ai tenté de rejoindre Phil qui avait fort bien viré, dans le faux plat que nous affrontions. Au moment où j'ai voulu prendre le relais, Olivier s'est faufilé devant Phil, rendant ma manoeuvre caduque. Ne souhaitant pas réaliser tout le travail seul, j'ai décidé de me relever mais Éric me collait et m'a évité de justesse. Ce mec est cool mais il a vraiment peur de tomber une nouvelle fois, aussi s'est-il énerve et m'a engueulé, montrant ainsi qu'il n'avait rien compris au déroulement des opérations ni au danger créé par ce grand champion d'Olivier.
                                     J'ai un caractère de cochon mais il y a longtemps que je suis parti de chez mes parents et ils ne me parlaient jamais de cette manière. J'ai présenté mes adieux et j'ai fait demi tour. Eric a tenté de m'infléchir mais, je suis désolé, dans les cas un peu injustes comme celui-ci, je ne change pas d'avis ou bien rarement mais pas aujourd'hui.
                                     J'ai pris par Levis Saint Nom en direction de Dampierre pour grimper de nouveau la côte, à mon rythme et pour me faire plaisir. Au sommet, le vent ne m'a pas fait de cadeau, peut-être pour que je regrette d'avoir abandonner mes collègues. Une nouvelle boucle et, de Dampierre, j'ai rejoint les Vaux de Cernay et la route qui la traverse, adorée par les cyclistes du monde entier ou de la région parisienne, je ne suis pas sûr...
                                     Je suis un âne, j'ai oublié mes barres de céréales et j'ai déjà 70 bornes au compteur, j'ai faim, je me maudis, je suis le roi de l'hypoglycémie, en plus. Je coupe par Rambouillet, Clairefontaine, la ville du foot, Rochefort et ce n'est pas vraiment plus court quand vos entrailles jouent une sarabande dans votre ventre vide. Arrivé à deux kilomètres de mon village, j'ai été rejoint par un énorme nuage noir que j'essayais de semer depuis longtemps. Grêle et pluie au programme, il ne m'a pas épargné et a cessé quand je suis allé courir avec mon animal préféré.
                                     Le plan indiquait une demi heure de course à pied à 10,5 mais j'étais moins entamé que quand je roule avec le club. Nous avons parcouru 6 kilomètres en 30 minutes, le calcul est simple, j'aurais pu aller plus vite mais je dois rouler demain. 100 bornes tout juste, presque seul, snif.
                                     Rouler et voter, et vous aussi, chers amis. Moi, c'est pour tenter de sauver mon boulot, la sécu, l'hôpital, les retraites et tant d'autres choses. Je ne dis pas "aidez moi" mais je ne le ferai pas seul...  

                                     Pas de vidéo mais une bien belle chansonnette en ce jour un peu spécial. Et puis le Barça reçoit le Réal en Catalogne et un à zéro pour les Madrilènes à la 17ème minute...

 

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Vincent 21/04/2012

demain nous serons unis dans ton programme de vélo, et dans le même sens l'après midi dans les urnes, YESSSSSSS

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