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par
lefloch
Nous étions une bonne vingtaine au départ. Eric absent, Phil et Yves ont choisi le parcours et les dégâts se sont
faits sentir dès le long passage dans la plaine de Limours, les éternels lâchés se sont retrouvés dans les bordures et j'ai du lancer quelques poursuites, bien aidé par Vincent, pour les ramener
bien au chaud.
Peu de temps après, la très difficile côte de la déchêterie de Briis a rempli son office, scindant le peloton en
trois ou quatre parties, agrémentant les retrouvailles de petits noms d'oiseaux et de réflexions déplacées dans un cadre sportif.
Pour ne rien arranger, nous avons croisé dans Roussigny, l'autre groupe de Saint-Rémy et à partir de là tout est allé de
travers... Peu avant Breuillet, une chute mêlant Steph, The Doc et Gérard, notre ancien roi de la gamelle invité aujourd'hui, désorganisa ce qu"il restait de bonne volonté et ce fut du chacun
pour soi.
Heureusement, Vincent ne m'a pas laissé tomber et nous avons pu maintenir le groupe du mieux possible tout en perdant
Steph à la rue depuis la côte de Boullay et perturbé par sa chute, Gérard, dérailleur cassé raccompagné gentiment par Rolland, mon maître, mais aussi tout en ne laissant que quelques miettes à
Gamelman dans les ascensions.
Pourtant, nous n'avons pas réussi à rentrer ensemble, direction les Bordes pour certains, Bullion et la côte de
Longchène pour les autres dont Gamelman, le Doc, Vincent, Fred et moi... A partir de cet instant, je me suis occupé de Fred, complètement cuit, bien plus mort que le Doc et Vince m'a secondé pour
le ramener à bon port.
J'allais oublier un moment surréaliste : alors que nous roulions assez vite, je me suis rendu compte que Tristan saignait
abondamment du nez, mais ce type est un guerrier, il souillait la route et son vélo mais préférait continuer pour ne pas perturber la bonne marche éphémère de notre drôle d'équipée sauvage.
A la fin et comme presque tous les samedis, Vincent m'a tracé le chemin des Molières à Gometz et j'étais très bien,
caché derrière lui. Nous nous sommes séparés sur le parking de l'église et j'ai effectué sans problème mes 10 derniers kilomètres alors que j'avais la très nette impression d'avoir brûlé mes
dernières cartouches.
Arrivé devant ma porte après 102 kilomètres de délire, enfin pas les 102 tout de même, il y eu de bons moments, j'ai
décidé d'enchaîner très vite et de promener le Labrador en courant 15 minutes à 5 minutes au kilomètres. Nous avons rempli notre mission avec joie et respect mutuel, le chien étant parfois bien
meilleur compagnon...
Je n'ai pas trouvé "Fragile" de Dépèche Mode mais celle-ci n'est pas mal non plus...
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Vincent 14/01/2012
Vincent 15/01/2012