Le tournoi a commencé à midi, c'est toujours un moment un peu émouvant d'autant plus que cela devrait être le dernier puisque le club possède un juge-arbitre, tout frais sorti de formation, qui s'en sortira bien mieux que moi et supportera plus naturellement les turpitudes de la ligue de l'Essonne de tennis. Mais bien que cela soit mon ultime contribution à la vitrine de Chevry, les joueurs n'en pâtiront pas une seconde, je le jure...
Pour ceux qui suivent ma préparation pour Gravelines, eh bien, j'ai mal à la cheville et au pied. J'ai juste couru 200 mètres, hier soir, avec Irondog pour éviter que le chat nous suive. Je pense que la fracture n'est pas consolidée, j'en parlerai au copain de Titi le Doc, demain matin, je vous raconterai.
Mais j'avais un trou de 2 heures, aussi me suis-je absenté du club-house pour une petite sortie de vélo. N'ayant que relativement peu de temps, j'ai décidé de prendre, dès le début, une bonne allure, un peu plus de 28, et ne plus en descendre, dans la mesure du possible. Désireux de bien faire et de profiter de l'instant, j'ai pris, à Cernay, la descente des écoles pour me retrouver dans les Vaux, lieu de pèlerinage du peuple cycliste, avec ses faux plats casse pattes et sa petite bosse qui passe devant l'abbaye tout en faisant, sans en avoir l'air, éclater les pelotons et râler ceux qui doivent ensuite attendre. Toute ressemblance avec des personnes que vous connaîtriez est purement fortuite, ce blog n'est pas une tribune.
Et puis, parti dans mes rêveries, j'ai senti la bourrasque dégagée par la pédalée rageuse d'un grand garçon de l'US Métro qui m'a, dans un souffle, volé les points du grimpeur. Ce n'était pas dramatique car il n'y en a pas beaucoup en ce lieu mais, un peu vexé, j'ai été immédiatement aimanté par sa belle roue arrière et il n'a jamais réussi, malgré une méchanceté évidente, à me faire mordre la poussière. En fait, il me distançait d'un mètre dans chacune des difficultés mais je revenais calmement et me plaçais à son côté pour lui montrer que les bretons sont des gens tenaces.
Nous ne nous sommes pas parlé, j'ai pris un relais, vers la fin et le beau monsieur a rendu l'âme, je ne l'ai jamais revu, j'espère que je n'ai pas brisé une carrière, je suis un vieux pimpim vicieux.
Je suis rentré par Saint Benoist, la brise avait forci, puis j'ai pris la direction de Bullion par la Celle les Bordes. Cette route est vraiment magnifique, nous quittons ici la région parisienne, la montagne est proche, les animaux sont au bord de la route pour se moquer de nous, pauvres humains qui passons nos loisirs à souffler, transpirer pour rien, pour quoi d'ailleurs ?
J'ai grimpé Lonchène mieux que dimanche, souffert un peu dans le vent ensuite mais je suis heureux de ne pas avoir craqué. Je suis rentré de la même manière avec le souhait de ne pas laisser décroître une vitesse honorable pour un ancêtre. Oui, j'ai connu Roger Pingeon, Lucien Aimar, Felice Gimondi, De Gaulle, Couve de Murville et plein d'autres choses encore comme le Brésil 1970, un jeu fantastique, des buts d'un autre monde, je n'ai jamais revu ça ailleurs.
Page football. L'Espagne, olé,
joue d'une drôle de façon, sans essayer de marquer mais les croates n'ont pas été ridicules du tout. J'ai même été séduit par l'un de leurs joueurs, Luka Moldric, qui officie à Tottenham. Il a
survolé la rencontre et aurait du permettre à ses coéquipiers d'inscrire deux buts mais Iker Casillas n'en a pas voulu ainsi. Dans ce groupe, la très morne Italie se qualifie, comme
toujours...
The Cranberries qui chantent demain, quand je pourrai enfin courir, courir pour rien mais courir mais courir quand même. Ah oui, la montre ! Il est inscrit 57,5 kilomètres pour 1heure 57, c'est tout pour aujourd'hui.
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Vincent 19/06/2012
TLD 19/06/2012
vincent 20/06/2012