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par
lefloch
Irondog m'emmène en promenade rapide, nous trouvons 6 balles de golf perdues dans des orties de plus en plus hautes. La nature a gagné sur notre chemin de course à pied. C'est normal, nous ne
foulons plus jamais ces herbes sauvages à 12, 14, 15 ou 30 à l'heure pour cet animal qui se prend pour un TGV. La douleur ne régresse pas, parfois je pense qu'il n'y a pas de solution et que
Belfort était mon chant du signe. Les gars s'entraînent, passent toutes les côtes de la Vallée de Chevreuse sur la plaque, moi, quand je regarde mon vélo, j'ai envie de le balancer dans la
rivière Prédecelle toute proche. C'est la première fois que je ne fais rien un dimanche et cela me rend très très nerveux même si je sais que cela n'arrange rien.
Mais il y a le Tour. J'ai suivi l'étape en entier, un très bon moment sauf quand Evans, Quasimodo de service a attaqué pour distancer Wiggins, véritable British jusque dans ses rouflaquettes.
Pierre Rolland a encore craqué un peu dans une pente, ce n'est pas très bon signe pour la suite mais un nouveau grimpeur s'est envolé, Thibaut Pinot est étonnant, je ne le connaissais pas du tout
jusqu'au moment où il a lâché Tony Gallopin, celui là même qui m'a cédé son vélo du temps où il courait chez Cofidis. Je crois que Pinot est le plus jeune du peloton, il lui faudra, désormais
passer sans encombres le contrôle anti-dopage.
J'ai été touché par les messages d'encouragement des joueurs qui souhaitent que je poursuive dans le juge arbitrage en général mais surtout dans l'organisation du tournoi de Chevry. A froid, je
n'ai toujours pas entériné ma décision car, et je l'ai déjà dit, je sais que je suis fait pour ça, recevoir les gens, démêler des situations compliquées, inventer des solutions mais pour cela, il
faut que je puisse faire du sort, m'éclater les cuisses et transpirer entre les matches. Pour cette édition, j'étais souvent passif, dénué de toute logique, incapable d'imaginer une suite aux
évènements. Laurent, l'autre juge, va bien plus vite que moi et c'est mon vieux maître de Limours qui m'a, pratiquement, sauvé la vie, un fois, comme ça, tranquillement, en passant par là. Je
n'ai pas été bon, j'aurais du être viré, je reste fort étonné que l'on souhaite mon retour. Le fait de ne pas courir doit déformer ma perception des choses et des gens, je ne sais plus quoi
faire...
Les articles touchent le fond mais la chanson de Tryo est très drôle et la victoite d'un très jeune homme sur les routes de Suisse doit nous donner un peu d'espoir dans un ciel qui demeure
desespérément gris.
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Carlita 08/07/2012