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par
lefloch
Dom et Titi ont donné le tempo sur la route de Janvry, j'ai senti que le voyage allait être très long pour toutes les paires de cuisses. La descente de Mulleron nous a emmenés vers Bel Air, la
Belle Étoile, de nouveau, une descente, les abords de Breuillet, le Marais puis le Val. J'ai proposé de grimper les sueurs par ce versant, l'oeil de Vince s'est allumé et, bons camarades, les
autres n'ont pas protesté. Vincent et dom sont partis jouer les grimpeurs, pendant ce temps, j'ai persuadé Titi que la route était plate. Il ne m'a pas cru mais il n'était pas si loin de la tête
que cela. La traversée des champs et la nouvelle descente dans les bois avalées, nous sommes entrés dans Sermaise et nous avons pris le chemin quasi habituel vers Dourdan, Sainte Mesme, Sonchamp
où, lors d'une petite pause bien méritée, j'ai nourri les deux bestioles qui nous attendaient, je crois. Peu avant, Vince et moi, nous nous étions amusés à distancer Dom dans toutes les petites
bosses car, comme le coureur cycliste qu'il est, il les attaquait toutes bille en tête sans se préoccuper de nos jambes fragiles de triathlètes en goguette. Nous en avons bien ri, nous jouons
comme des gosses sur nos machines et c'est bien mieux quand les cannes sont là. Titi, par contre, n'a pas présenté son meilleur visage, lâché dès que la route prenait un peu de pourcentage. Il
faut dire qu'il sort d'une difficile semaine de boulot essentiellement de nuit. Chapeau Doc.
Le vent ne nous a pas aidé par la suite mais nous avons quand même décidé de rallonger vers Gazeran, Hermeray, les Piffaudières, j'aime bien ce nom, cela me fait penser au magazine que
j'achetais, chaque semaine quand j'étais petit. Vince et moi-même avons affronté crânement Eole mais nous avons été très heureux de tourner à droite, dans la forêt de Poigny. Nous sommes revenus
sur un groupe de petits hommes verts qui nous avaient passés durant notre moment calme. Le Doc et Vince leur ont mis le feu, j'en ai remis une petite couche dans la petite bosse puis j'ai laissé
revenir Dominique suivi comme son ombre d'un petit martien. Nous avons roulé jusqu'au village, Titi avait pris un petit éclat. Mais c'est un seigneur, ce gars car, dans la longue ligne droite
avant le Perray, c'est lui qui a pris en charge le peloton. Nous l'avons relayé ensuite mais avec beaucoup de respect, même si je n'aime pas beaucoup ce mot.
Nous
sommes rentrés par Cernay, Choisel pour déposer notre médecin adoré et Dom a commis quelques sprints pour se venger de nos petites magouilles dans les côtes. Il a tout gagné, même le maillot vert
que nous lui avons gentiment décerné, car cela fait vraiment plaisir de le voir revenu à ce niveau. Ensuite, il a demandé un véritable retour au calme avec passage sur la petite mais nous ne
l'avons pas entendu de cette oreille et je croyais l'avoir perdu dans la ligne droite des Molières. En fait, il se cachait pour mieux nous griller à l'arrivée dans Gometz, je ne me souviens pas
s'il y est parvenu car j'ai du rentrer seul en me battant contre un vent de tempête. A 22, j'étais bien content d'avancer encore un peu. La descente dans Briis fut une délivrance. J'avais 132
kilomètres sur ma montre et pratiquement pas de douleur...
Douché, nourri, je me suis précipité dans sur mon canapé pour grimper Joux-Plane avec les premiers du Dauphiné. C'est un petit Colombien qui gagne l'étape. A sa poursuite, il devait y avoir 4
australiens et trois anglais qui ont de grandes chaînes montagneuses dans leurs beaux pays. Français, Espagnols et Italiens sont dans les choux, c'est étrange tout ça comme Lance qui gagne des
70,3... Tant pis, j'aime beaucoup Joux-Plane pour l'avoir escaladé sans trop souffrir avec mon vieux vélo de triathlon, des roues de 650 et un 44 x 23 comme plus petit développement. J'étais
jeune et je sentais bon le sable chaud.
Et
ce n'est pas fini car MARIA a remporté les internationaux de Roland, elle est belle, elle joue de mieux en mieux, elle ne craque plus, même pas pour moi et pourtant, Sara Errani n'a pas démérité.
C'est la première fois de ma vie que je regardais la remise des prix, je n'ai pas été déçu. Maria a tenté de parler en français, c'était charmant et Sara s'est révélée drôle, très modeste et
sensée, un beau tournoi dames, vraiment et une victoire dans les 4 Grands Chlems pour la magnifique joueuse russe. Maria is magic. J'arrête là, Carlita va me faire une crise.
This is the end mais n'oubliez pas de voter pour virer votre député, demain et, pour vous qui avez eu le courage de me lire, un petit morceau d'un suisse que j'apprécie beaucoup et qui décrit
bien l'instant présent.
Super Maria...
Super Maria...
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TLD 09/06/2012
TLD 10/06/2012
Vincent 10/06/2012