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par
lefloch
Je ne fais plus de CD depuis longtemps. Je nage très mal et j'en avais assez de me faire doubler et prendre un tour en course à pied par de jeunes gens aux cheveux blonds alors que je
courrais le 10 bornes en moins de 40 minutes. Sur le Long, on peut prendre son temps mais aussi franchement s'amuser avec ses copains, je m'y retrouve plus et je ne suis pas le seul.
La
route, très humide, m'attendait donc pour une soixantaine de kilomètres puisque j'essaie de réaliser la distance en vélo d'un Ironman, chaque week-end. Un triathlète d'Etampes, plusieurs
fois qualifié pour Hawaii, pratiquait ainsi et cela lui réussissait très bien. Je sais qu'il existe d'autres écoles. Certains préconisent de placer la sortie longue de course à pied le lendemain
de l'entraînement de bicyclette. Je n'ai rien contre, C'est ce que je fais quand il neige ou gèle le dimanche ou alors le lundi, quand l'un des élèves court bien, ce qui est très rare.
Mais je bavarde et mon petit voyage d'aujourd'hui n'avance pas. Allons-y. Le Marais, le Val St Germain puis une déviation brocante à Rochefort, St Arnoult par les petites routes à 20 à l'heure,
vent de face. Puis direction Sonchamp dans les bois, le seul moment tranquille de la sortie, bien protégé, j'ai bien roulé et je n'ai croisé qu'un collègue, trempé, tenant son guidon fortement
afin de ne pas être jeté à terre par une brise fort coquine. Clairefontaine ensuite et les trois faux plats vers le parc animalier qui font tant de mal lors des sorties du club. Une petite pause
repas au bord du lac et, à Rambouillet où toutes les femmes courent, j'ai pris à droite pour Vieille Église et ce fut un bonheur de bourrasques dans le dos à plus de 40 à l'heure
mais durant deux kilomètres et puis c'est tout.
Le retour par les Bordes, Bullion, Bonnelles est vite devenu un calvaire avec des passages à 19 en descente. Un peu apeuré d'être ainsi ballotté, j'ai tout de même rattrapé un jeune gars, très
étonné de voir un être humain si proche et sur une drôle de machine, en plus. Il a tourné pour remonter vers Cernay, j'ai traversé Bonnelles et, en direction de Limours, j'ai pris à droite par
Malassis et le mur de la côte du Cormier, bien connue de tous les cyclos du coin, certains la montent à pied. Très pentue dans son début, elle est aussi très courte, je l'aime beaucoup car elle
ne fait pas de cadeaux.
Dans Forges, j'ai été envoyé plusieurs fois sur la voie de gauche, le vent s'engouffrant entre les villas, il n'en était que bien plus dangereux. Bien heureux d'être toujours vivant et un peu en
avance, j'ai grimpé plusieurs fois les petites bosses qui ceinturent mon village en sprintant au sommet, c'était l'exercice du jour ne venant d'aucun magazine spécialisé mais seulement et
simplement de mon envie du moment.
Sortie un rien frustrante malgré les 75 kilomètres effectués en ayant dépassé largement le contrat du départ, mais surtout en n'ayant jamais eu l'impression de rouler correctement pour avoir mal
choisi, je crois, le sens de ma sortie. Je dois être champion du monde pour rencontrer ainsi un vent de face à l'aller et au retour, accompagnez moi, chers amis, vous ne serez jamais déçus.
Ma
vengeance a été terrible pour mon pauvre père aux échecs. Deux à zéro, très vite sans espoir de victoire pour lui. j'ai attaqué, c'est le secret, l'étouffer avant qu'il ne vous embarque dans un
festival de coups brillants et souvent définitifs. Désolé P'pa, tu me battras encore et encore, j'en suis persuadé.
Les Jeux Olympiques arrivent, les Clash chantaient London, il y a longtemps, c'est toujours très bien...
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Kuntz 30/04/2012