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par
lefloch
Le Marais, le Val Saint Germain et puis un peu de changement avec la petite côte de Foisnard puis celle d'un petit bled nommé Bouc Etourdi et une troisième encore plus facile jusqu'à l'autoroute
et Rochefort en Yvelines. Avant de parvenir à Clairefontaine, j'ai pris à gauche vers Saint Arnoult. Je suis resté quelques moments avec trois routiers de Ballainvilliers mais ils faisaient une
boucle pour éviter l'ouragan qui grossissait. Je les ai donc quittés et j'ai commencé le petit truc pris, une nouvelle fois dans Trimag qui consistait en 6 fois 3 minutes sur la grosse plaque à
80 tours de pédales à la minute et à 90% de VMA.
Dans les bois vers Sonchamp, c'était parfait, pas de vent, rien, juste le bruit léger de ma roue arrière qui filait à 35 à l'heure. Bon, je sais, ça fait super pimpim de raconter ainsi mais
attendez donc la suite... Cela s'est donc corsé à proximité du pré de mon petit poney en légère pente ascendante et en prise à un souffle assassin d'une brise malsaine, du moins pour un cycliste
avec des cuisses de serin. J'ai néanmoins continué et, en retournant dans les bois puis vers Ponthévrard, retrouvé des conditions bien plus conformes à mes désirs.
Ah oui, il y avait trois minutes de repos à chaque fois et je les ai appréciées à leur juste valeur et j'étais presque mort à la fin en me disant que, seul c'est encore bien plus dur. Vince,
vient les faire avec moi, please...
J'ai
un peu hésité sur l'itinéraire et j'ai finalement opté de rentrer par Sainte Mesme où vit mon cousin G., je crois. La route est belle, sans difficultés particulières et elle vous mène à Dourdan
assez rapidement. Etant un peu cuit pour monter "les Sueurs", j'ai poursuivi vers Saint Chéron, grimpé la côte qui débute en centre-ville, comme Joux-Plane à Samoens, elle ne fait pas 14
kilomètres et, sans doute, dix fois moins mais, dans l'état où j'étais, c'était un peu mon Everest à moi sans sherpas rigolards pour me donner un petit coup de main.
En fait, elle est très courte, cette côte et facile en plus ou bien j'étais redevenu Van Impe ou l'un de ses frères. J'ai, ensuite, voulu foncer jusqu'au Marais mais notre ami le vent, content du
tour qu'il me jouait, m'a pratiquement cloué sur place. 19 à l'heure en descente, j'étais dans un cauchemar. Pour la peine, je suis monté à Saint Maurice, entrepris un tour dans le village et
repris vers le Marais avec la tempète dans le dos. C'était la première fois du voyage et un peu de baume pour mon petit coeur fragile. Un peu grisé par l'allure, j'ai poursuivi jusqu'à
Angervilliers, patrie d'un grand coureur du Tour et tourné vers Machery.
82 kilomètres en 3 heures, ce n'est pas mirobolant mais les rafales avaient des manières effrayantes et ont, à maintes reprises, failli arracher de mes mains mon guidon tout blanc. Il ne fallait
pas trop se relacher, ce fut une drôle de sortie, je n'ai discuté avec personne, pas intégré de groupe en folie, pas disputé de meilleur grimpeur, ce n'est pas grave, j'étais cramé.
Une
seule partie d'échecs avec mon vieux père, pas terminée à cause d'un petit problème familial qui se réglera bientôt. Je crois que l'ancien va gagner, je suis en mauvaise posture mais je vais
tenter d'inventer une riposte pour la semaine prochaine si j'y pense...
Une petite chanson d'une écorchée vive, une magnifique artiste...
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Vincent 15/04/2012
Président du groland 16/04/2012