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par
lefloch
Vacances et Marathon de Paris obligent, nous n'étions qu'un petit groupe au rendez vous bucolique du lac de Saint Rémy. Dans l'ordre d'arrivée, Vince, en pleine forme après deux jours de repos
complet. Il est beaucoup moins stupide que moi, ce mec, il est mon pote pour cela aussi. Puis Phil, Olivier le petit, Gamelman célèbre équilibriste, JC prêt à souffrir comme un type qui portait
les mêmes initiales et enfin Fred dit Fredo mais pas par moi, je le promets. Fred court plutôt pas mal, son niveau n'est pas loin de celui de Vince, mais il n'est pas assez régulier en vélo et
explose souvent après 50 kilomètres. C'est un mec très agréable, très simple, il participe à Belfort et je le vois bien me reprendre sur le semi quand je serai en galère...
J'ai demandé à Phil de tracer le parcours. En fonction d'un vent fort de Nord-Est, je crois, nous sommes partis vers Monfort-Lamaury mais en prenant le chemin habituel à l'envers. Je l'avais déja
pratiqué avec Roland, roi des départementales, mais cela fait toujours une impression étrange et fausse un peu les repères. Pas de faits très marquants au début mais JC décroche vite et, dans les
Vaux de Cernay, Phil s'occupe de lui pendant que nous faisons les fous à la suite d'Olivier et de Gamelman, que je trouve un peu lourd mais nous en reparlerons. Vince est très bien et le sera
tout au long de la sortie.
D'ailleurs, dans la difficile côte des Mesnuls, qui débute par un secteur pavé pas marrant, Olivier part bille en tête, Vince et Gamelman réagissent, je reviens à leur niveau après un petit
sprint. C'est le moment que choisit Vince pour placer une mine, Gamelman proteste "mais elle est encore longue" et décroche, prenant la route à lui tout seul pour manoeuvrer et tenter de ne pas
perdre trop de temps. Bien calé dans la roue de mon ami, je lui laisse, toutefois et par moment, un ou deux mètres d'avance car monter au train ne me convient pas vraiment. Je ne suis pas un bon
copain car je le saute timidement juste au sommet, comme ça, sans m'excuser. Pour la peine, je ne ferai pas le grimpeur dans les 17 tournants, j'y ai attendu Fred en inventant un petit exercice
de démarrage en côte.
Le retour avec Vince fut tranquille avec la côte des Molières correctement avalée. Et la solitude à partir de Gometz et surtout le vent et cette pluie froide qui a remplacé la sueur et qui
me glace le sang. J'ai réussi à enfiler mon Kway avant Janvry mais il était trop tard et j'étais foutu. Bon, je suis toujours vivant, je tremble mais j'ai couru 4 kilomètres avec ma fidèle
bestiole et seulement 4 car j'avais froid et la pluie ne cessait pas. Dans ma rue, nous avons accéléré sur 5 lignes droites d'une quarantaine de mètres, c'était bien suffisant.
Je m'en sortirai mais j'ai choisi une musique de circonstance par un groupe fort apprécié par la jeunesse de mon époque. Moi, j'avais du mal, moins maintenant surtout lorsqu'il pleut pour
m'empêcher d'apprécier une centaine de kilomètres de bicyclette en compagnie de charmants garçons, enfin pas tous...
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Vincent 14/04/2012