La mort d'un blog

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overblog m'a tué....

Publié le par lefloch
Publié dans : #Prépa Gravelines en folie
                                    

Je ne plaisante plus, nous sommes mardi, c'est le jour de la VMA et il y a bien un mois que je suis blessé, non ? J'ai donc chaussé mes misérables Mizuno, responsables en partie de mon malheur actuel, et j'ai quitté la maison en douce pour ne pas susciter de remarques désobligeantes. Irondog m'accompagnait sans comprendre la cause du silence imposé par mes soins. Il avait envie d'en découdre, lui aussi, privé comme moi de course à pied depuis si longtemps.
                                      Après 20 minutes d'échauffement à 18 à l'heure, bon, j'arrête tout de suite, c'était pour voir si vous suiviez de près mes nouvelles aventures, j'ai l'os qui tombe en miettes, ça me fait un peu peur, je n'ai pas couru, le labrador non plus.
                                       Mais j'ai bien déserté notre palace à 8h30, ce matin sous un ciel chargé d'une multitude de nuages allant du noir au gris très clair. Sur mon vélo encore tout propre, j'ai gagné péniblement le Marais, le Val St Germain puis Rochefort car le vent n'avait pas faibli durant la nuit. A 24 de moyenne, j'aurais bien intégré un groupe mais je dois être le seul être vivant à ne pas travailler le deuxième jour de la semaine. Personne pour m'assister, j'ai donc continué mon petit bonhomme de chemin et, dès l'entrée dans la forêt de Rambouillet, les choses se sont fortement améliorées. J'ai même escaladé, comme un bonus, le petit mur derrière le centre du foot, relativement facilement mais tout est différent quand on est seul.
                                     J'ai ensuite pris à gauche avant la côte afin d'affronter les trois faux plats qui font tant de mal lors des sorties club, morcelant le groupe en plusieurs parties, provoquant, parfois même, la grogne de certains champions du monde qui se reconnaîtront ou pas. N' ayant personne à affronter, je les ai montés à ma main pour mieux relancer ensuite dans la partie boisée qui longe le Parc Animalier et prendre ainsi la direction de Rambouillet. J'ai traversé la ville, rejoint Vieille Église et commencé à envisager le retour. A cette fin, la route de Saint Benoit fut un régal et la suite aussi jusqu'au carrefour avec la nationale, du moins je crois que c'est une nationale.
                                       Je me suis dirigé en face, le vent étant devenu mon meilleur allié, et malgré des quadriceps un peu durs, j'ai accéléré jusqu'à la Celle les Bordes, admiré au passage le château et l'église, puis j'ai remis une couche sur la route qui mène à Bullion et qui grimpe légèrement les 3/4 du temps. Dans la descente, j'ai regardé attentivement les vaches marrons qui paissent tranquillement en attendant d'être mangées. C'est une variété de viande exquise, m'a-t-on dit, mais je m'en fiche royalement, je m'intéressais à leurs cornes immenses dignes des plus beaux taureaux d'Andalousie et à leur couleur assez incroyable. A force de rêvasser, je me suis fait reprendre par deux gars qui ne plaisantaient pas, mais alors pas du tout. J'ai pris la roue qui passait à ma portée et je me suis réveillé. Ces bougres d'ectoplasmes ont tenté de me larguer, j'entendais les pignons qui crépitaient, les petits regards ne me laissaient aucun doute, j'avais affaire à de gentils garçons qui ne me lâcheraient pas.
                                      Mission accomplie mais ils ont tourné à gauche pour prendre la côte et, comme je ne souhaitais pas affronter de nouveau le vent sur le plateau, je suis resté sagement dans ma vallée. Après Bullion, Bonnelles sans histoire malgré ses monuments qui en sont chargé puis la forêt d'Angervilliers et son très long faux plat qui nous entraîne vers le village du même nom, la route de la briqueterie, toute rouge par endroit, de nouveau le Marais et, comme les gambettes n'étaient pas si mal, je suis remonté vers Saint Maurice, Bel Air, Fontenay les Briis et j'ai grimpé allègrement la côte de Mulleron qui borde le golf de Marivaux et la résidence privée avec vigiles et gardiens comme aux États-Unis. J'en connais une autre dans le même genre à Breuillet, ce n'est pas drôle tous les jours d'être riche.
                                      Je suis rentré paisiblement après 80 kilomètres plutôt agréables, le soleil faisant une timide mais prometteuse  apparition. J'avais un message de Thierry pour rouler à partir de midi, trop tard mais je lui ai proposé le rendez vous de 9 heures de vendredi. Si Vince est d'accord, nous lui ferons dépasser les 100 bornes, il y parviendra, il est très accrocheur, notre cher Doc.
                                       Au fait, je n'ai pas eu mal et surtout, depuis ce matin, je ne souffre pas d'où l'envie de cavaler comme ça pour conjurer le sort et terminer Belfort malgré tout.

                                        Et Shaka Ponk pour conclure. J'aime ce morceau, c'est un grand moment de délire et de fête, il existe d'autres versions avec le chanteur de Noir Désir mais je les trouve bien plus molles et pas très bien chantées, je ne suis peut-être pas très objectif, tant pis. Bien sûr, ça s'écoute à fond et jusqu'au bout. Merci.toro.jpg

 

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Vincent 22/05/2012

oh oui, au moins 100 bornes vendredi car j'en meurs d'envie et te lire rajoute à cette envie

Vincent 23/05/2012

bienvenue au Doc bien sûr

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