Publié le
par
lefloch
J'ai, une nouvelle fois, nagé dans la très grande piscine d'Orsay. Il y avait votre serviteur dans la ligne d'eau numéro un et deux maîtres nageurs pour me sauver en cas de défaillance cardiaque,
de crampe ou d'une tentative très maladroite de mettre fin à mes jours puisqu'un praticien fort compétent mais très maladroit m'a annoncé, il y a peu, que je devais faire mon deuil du triathlon.
Passés les premières suées d'angoisse, les messages assassins pour les copains qui continuent, les rustres de moules à gaufres, de s'entraîner sans se douter de rien, les fins tragiques de
ce petit blog qui tremblait de frayeur et de dégoût devant tant d'ingratitude, j'ai décidé de prendre le taureau, et pas El du même nom, par les cornes et de me préparer à ma manière pour le
Chtriman 2012, qui aura lieu dans 5 semaines environ. J'ai donc effectué, sans me noyer, sous le regard bienveillant des professionnels, 2500 mètres en décomposant un peu pour ne pas m'ennuyer.
Pour débuter, les 1000 premiers mètres en continu m'ont donne l'envie de sortir et d'aller me prélasser dans l'herbe en attendant qu'une hypothétique bimbo ukrainienne vienne s'installer à côté
pour agrémenter la conversation. Mais la météo, toujours aussi capricieuse, m'en a dissuadé. J'ai poursuivi par 8 fois 100 mètres en négative split, 200 mètres brasse très lentement car je ne
peux pas aller plus vite, puis 10 fois 50 en accélérant dans le dernier 25 mètres et je ne me souviens plus du reste si cela ne fait pas le compte.
Quand je suis arrivé au boulot, F. s'occupait du groupe d'Evry et les initiait au basket sur notre plateau d'évolution en goudron. Il ne m'en avait pas parlé mais j'ai immédiatement pris les cinq
mômes qui ne participaient pas dans la nouvelle salle de musculation pour une petite séance improvisée. J'ai montré les mouvements, insisté sur la position du dos et chacun a pu s'amuser en
fonction de ses possibilités. C'est cet aspect du boulot que j'aime par dessus tout, mes dirigeants auront beaucoup de mal à m'orienter vers des tâches très administratives. Je vous en
reparlerai...
J'ai profité de leur départ pour développer mes utopiques tablettes de chocolat pendant une vingtaine de minutes, c'était bien suffisant, je me prépare à ma façon.
Mon
vélo était prêt et Gabriel des Molières Cycles avait une nouvelle fois très bien travaillé sur un vélo que l'équipe Cofidis a, dans une année de courses, un peu maltraité mais pas trop
puisque tout est réglable, graissable, réparable. Je le testerai demain, il m'obeira au doigt et à l'oeil.
J'ai lu, je ne sais où, dans Trimag, je crois, que Jérémy Jurkiewicz, un de nos meilleurs représentants sur le Longue Distance avait subi DEUX fractures de fatigue dès ses débuts dans le
triathlon. Je sais que Vincent Luis, de Sainte Geneviève des Bois, sélectionné olympique de dernière minute, a vu son début de saison gâché par le même genre de blessure mais ils sont revenus au
plus haut niveau. Alors, il en sera de même pour moi, je retrouverai de quoi descendre sous les 13 heures sur Ironman, par exemple.
Cavendish a remporté une étape que je n'ai pas suivie, je regarde le résumé et je reviens en dire un mot. J'ai mal au pied, ce soir, cela n'a rien à voir mais je ne suis pas totalement remis. Pas
grand chose à signaler sur le Tour, Wiggins se permet même d'emmener le sprint, c'est une récompense pour le sprinter qui s'est bien comporté en montagne, c'est presque sympa et Bradley est très
très joueur, pas mal.
J'ai
choisi le dernier titre de Muse pour illustrer le commencement très proche des Jeux, de grands moments en perpective avec les kényans, les nageurs, les footballeuses et tous les autres, faîtes
nous rêver.
Commenter cet article
Salengro ex mafioso 20/07/2012
TLD 21/07/2012
El Toro médico 21/07/2012