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par
lefloch
J'ai eu envie d'aller voir, en vélo, les coureurs du Tour qui m'ont déçu mais, quand j'ai atteint Rambouillet, sanctuaire du départ de la dernière étape, mon désir s'était enfui, je ne souhaitais
plus que rouler, longtemps, jusqu'à l'an prochain où de nouveaux attaquants enchanteront la montagne dès le deuxième jour, sur les chemins tourmentés de la Corse.
Mais revenons au début. Je ne suis pas parti très tôt, j'ai attendu que le soleil montre autant d'entrain que moi et j'ai, une nouvelle fois pris la direction de Rochefort. J'ai roulé pendant un
moment avec un groupe de Courcouronnes qui comptait effectuer 200 kilomètres mais, à l'allure où ils allaient, je ne leur en aurais pas offert la moitié. D'ailleurs, lorsque l'un d'eux a démarré
violemment dans le long faux plat avant le centre du Foot, j'ai été le seul à réagir, j'ai même pris un relais, le gars est resté bien sagement derrière et il est repassé quand j'ai coupé pour
attendre les autres que je n'ai jamais revus, en fait.
Avant la côte, j'ai pris à gauche la petite route vallonnée dans les bois, la préférée d'Eric, mon ancien coach, celle là même où le groupe de St Rémy explose toujours en plusieurs parties à
cause de trois petites bosses bien vicieuses. Je me suis forcé à les monter assis, ce qui n'est pas aisé pour mes cuisses d'oiseau qui ne mange pas, comme le chante Renaud. Je suis passé ensuite
devant le Parc Animalier et j'ai rejoint la ville royale encombrée par tous ces visiteurs du Tour.
Par la suite, j'ai attendu un petit groupe de Nozay et nous nous sommes approchés d'Auffargis ainsi, en nous entendant aussi bien que peuvent s'entendre de vieux briscards de la route. Par contre
et fait marquant, ils n'étaient pas vieux... Afin d'éviter la caravane publicitaire, j'ai pris la direction de Cernay, nous nous sommes donc quittés, des larmes plein les yeux. Avant le faux plat
sur la nationale, j'ai pris à droite dans la pampa, j'ai déposé un Loto dans la courte montée, je suis allé jusqu'à La Celle les Bordes et suivi la route qui traverse Cernay où une foule du 14
juillet attendait son lot de saucissons et de bobs roses généreusement jetés des camions par les fournisseurs et sponsors de la Grande Boucle.
J'ai roulé seul jusqu'au magasin de cycles où Franck qui me prend pour Arnaud Lagardère m'a proposé le nouveau Look pour un peu moins de 4000€. En sortant de la boutique, j'ai aperçu un copain
des Ulis dont j'oublie toujours le nom, qui traînait dans sa roue un petit gars barbu.J'ai eu un peu de mal à rechausser mais je les ai rejoints sur la route qui borde Chevry. Nous avons discuté
et j'ai accéléré peu avant l'entrée dans Gometz. Le petit barbu, pas religieux pour un sou, fut tout content de revenir quand nous avons relâché pour nous séparer.
Mon nouvel équipier, pas très grand, bien crevé et très sympathique poursuivait par la route de Janvry son périple dominical qui devait le mener à Marcoussis. J'ai proposé de l'emmener le plus
loin possible, ce qu'il accepté à la seconde. J'ai croisé Pat du club des 5 qui s'entraîne pour le Chtriman 113, il s'est retourné mais j'étais lancé dans la descente avec mon ami de
rencontre. mais ce n'est que partie remise, my friend, ça c'est pour les copines, très belles, de Carla.
Plus loin, vers la Brosse, nom d'un verdoyant lieu-dit, j'ai reconnu Philippe Moustaches au milieu des cyclos de Saint Rémy, il n'avait pas l'air très fringant et Roland, mon maître, ne figurait
pas dans le petit peloton des personnes âgées. Je me moque un peu mais ce sont de sacrés rouleurs, tous et je les adore, pas tous...
J'ai quitté le petit barbu au rond point avant Bel Air, il a pris la descente de Marcoussis après des adieux déchirants et je suis rentré, en sens interdit, par le château de Courson. J'ai
d'ailleurs manqué me faire renverser par une dizaine de vieilles voitures de sport, des Matras, des Corvettes et d'autres que je n'ai pas reconnues. Il faisait très beau, le vent, quel vent ?,
s'était montré particulièrement clément, que pouvais je demander de plus à la fin de mes 83 kilomètres avec de très bonnes gambettes. Je crois même que je ne vais pas m'acheter de canard pour
l'aquajogging...
Dans l'après midi, j'ai été un très mauvais fils puisque je me suis pris pour Gary Kasparov et je n'ai laissé aucune chance à mon vieux roublard de père. Je l'ai battu deux à zéro sur son
terrain, ce qui nous met à égalité avec la semaine dernière. Je l'aurai...
En revoyant l'arrivée du Tour sur les Champs, on ne peut discuter la victoire de Cavendish au sprint. Pourtant si l'on observe mieux, on se rend compte que Sagan qui revient de très loin, va
beaucoup plus vite. Moralité, si ce petit gars avait une équipe, il aurait gagné. Cela n'a pas grand intérêt, c'était la pensée du Tour du jour...
Genesis pour finir, un truc sublime, je crois...
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Carla 22/07/2012
vincent 23/07/2012
vincent 23/07/2012