C'est dommage, je n'irai pas nager ce soir. Vince est malade et Patrick, légèrement mutilé. Je n'ai pas envie d'y aller seul, je ne connais pas encore bien les us et coutumes de la piscine de Chevreuse quand elle est ouverte au public. En fait, je me trouve plein d'excuses pour dire que je ne nagerai pas...
Ce n'est pas grave, comme je l'ai déjà conté à de nombreuses reprises, nous avons la chance d'avoir une magnifique salle de musculation dans l'enceinte de mon boulot. Ainsi, à la suite de l'appel de Vincent, je me suis assis sur le vélo de spinning et j'ai pédalé comme un forcené durant une heure 40. J'avais sur le guidon avec un cintre de triathlon, posé une dizaine de magazines, pour ne pas m'ennuyer et aussi pour m'instruire un peu sur la science de l'entraînement en course à pied. N'ayant pas préparé de séance précise, j'ai un peu improvisé avec 5 fois 3 minutes en hypervélocité avec une minute de repos, ceci placé en dernière partie de mon périple. Le but étant de ne pas réaliser ce que nous effectuons sur la route en ce moment, c'est à dire du fractionné sur le gros plateau en tournant relativement lentement les jambes. J'ai donc fait l'inverse et mes cuisses m'ont remercié. Ce vélo est vraiment génial, la position, pour moi, est parfaite, il manque juste un compteur pour rendre les séries plus précises.
Pour ne pas laisser JP déprimer, et aussi pour remplacer la séance de natation, je me suis lancé dans un long moment de body-building avec des charges qui auraient fait mourir de rire Arnold Scharzenegger du temps de sa spendeur. J'ai insisté quelques minutes au développé-couché puis je me suis installé au sol afin de me parfaire des tablettes de chocolat que je n'aurai qu'en rêve. Mais je n'ai pas cédé aux chimères, j'ai continué un bon quart d'heure sans entendre craquer quoi que ce soit. JP se remet petit à petit, il rame et pédale avec entrain. Bientôt, mais pas trop tôt, il m'accompagnera dans mes sorties longues à pied, pendant lesquelles il me confiera des aventures de footballeur professionnel.
Le Barça est passé à la trappe, manque de chance, de lucidité, on pourrait en discuter durant des heures. Le jeu de Chelsea, bien tristounet, s'est avéré efficace mais à quel prix ? Et puis, il y a Didier Drogba, il s'est battu comme un chiffonnier, il mérite d'aller en finale depuis des années, c'est fait. Sa famille habite dans l'Essonne, ses frères jouent tous un peu au ballon. De l'autre côté du tableau, je suis pour le Réal, malgré Mourinho et certains joueurs que je ne citeraient pas, mais ils évoluent en défense centrale et sont connus pour leur brutalité. Par contre Ronaldo, Ozil, Di Maria sont de véritables artistes, j'espère qu'ils le montreront dans la nuit de Madrid. C'est chez toi, ce soir, mon ami le Toro mais tu n'aimes que la corrida et les femmes de ton pays, olé...
Un morceau pas récent du tout que j'écoutais vraiment beaucoup en lisant la vie d'El Cordobes sans apprécier la barbarie contenue dans la corrida tout en admirant le courage de ses garçons
qui se jettent entre les cornes...
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salengro 26/04/2012
el toro de madrid 28/04/2012