La mort d'un blog

La mort d'un blog

overblog m'a tué....

Publié le par lefloch
Publié dans : #blessé
                                    

                                     Jeudi, je ne cours pas, j'ai le pied en compote mais cela ne m'empêche pas de rejoindre mon boulot en vélo. Il n'y a que 14 kilomètres qui débutent par une belle côte d'autant plus que j'ai opté pour celle de la déchèterie à Briis. Il m'est d'ailleurs arrivé quelque chose de magique dans cette difficile grimpette puisque je l'ai escaladé sans coup férir, presque sans m'apercevoir que la route s'élevait. Je vous jure que je n'avais rien pris et que c'est la première fois que j'efface cette difficulté sans m'en rendre compte et alors que cet endroit a toujours tendance à engendrer fatigue et douleur, j'ai eu comme un petit cri de joie intérieur, j'étais plus en forme qu'avant la blessure. La surcompensation a fonctionné, quel dommage que je ne puisse pas courir tout mon saoul, j'aurais bâclé Gravelines en moins de 11 heures mais cela reste un rêve bien agréable. Le reste ne mérite pas d'être conté, c'est tout droit par Janvry, Gometz, la piste cyclable, la traversée un peu chaotique des Ulis et on arrive dans le village de Montjay où se tient fièrement, malgré les vagues d'incompréhension qui l'assaille de toutes parts, ma belle structure qui ne demande qu'à vivre et à prospérer.
                                     Mon chef, qui part bientôt dans le sud, m'a reçu pour mon évaluation annuelle. Ce ne fut qu'une formalité, nous aimons tous deux ce que nous faisons, cela se voit dans les écrits et aussi dans la fraternité qui se dégage de nos relations.
                                     Je n'étais pas pressé de rentrer, j'ai repris la route de Janvry, descendu Bel Air après avoir combattu un vent pervers, descendu de nouveau la Belle Étoile après avoir souffert à 26 à l'heure sur le plateau de Bruyères-Saint Maurice et pris mon petit chemin de campagne qui serpente jusqu'au Val en longeant d'imposants moulins qui ressemblent aux immenses demeures que l'on rencontre dans les films d'horreur. J'ai, sur cette route presque sans voiture, proposé une course à un petit bonhomme lâché par sa très jolie maman et ses deux frères, plus âgés et plus véloces, sans doute, sur leur bicyclettes bariolées .Je l'ai ramené discrètement mais sa mère m'a gentiment remercié, je n'étais pas très fier de mon casque et de mon cuissard noir...
                                    Pour venger mon honneur, j'ai gravi à toute allure la côte d'Angervilliers, en me retournant deux ou trois fois pour voir si la petite famille ne comprenait pas que des enfants surdoués, super dopés aux petits pots magiques. A mon grand regret, il n'y avait personne, j'étais redevenu le grimpeur solitaire, la descente m'a paru bien triste.
                                    Je me suis ensuite caché dans les bois pour atteindre Bonnelles, traverser Bullion, Moutiers, effectuer quelques sprints à la pancarte jusqu'au croisement de Clairefontaine, continuer en contre la montre jusqu'au Val et ne pas revoir la famille de routiers. J'avais parcouru 70 bornes, rencontré des gens, oublié un pied récalcitrant et gagné quelques assurances pour ce sacré Chtriman que j'aime tant depuis les 10 derniers kilomètres de l'an dernier. Je ne suis pas rancunier, je me prépare à dérouiller encore plus mais je ne suis sûr de rien.
                                    J'ai vu la poursuite par équipe, les anglais n'ont pas tremblé mais cela ne dure que quelques secondes, c'est un peu décevant. J'ai encore apprécié la natation limpide de Camille Muffat, l'esprit d'équipe et le sens de la bagarre de ses copines du relais, j'ai moins aimé Nelson Monfort qui doit prendre, dès aujourd'hui, sa retraite en rendant un micro qui devient, entre ses mains, une arme à faire pleurer une championne médaillée, en plus. Triste sire et ici le terme n'est pas de noblesse, très triste. Adios.
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Salengro 02/08/2012

J'ai laissé un message

vincent 02/08/2012

Je pense exactement la même chose sur Monfort. Qu'il prenne vite sa retraite je n'en peux plus.

El Toro médico de la dernière chance 02/08/2012

Avant Graveline, je reste persuadé que si tu passé un week-end chez moi, je pourrai de manière certaine améliorer ton potentiel énergétique, diminuer la douleur de ton mollet et pourquoi pas
accélérer la cicatrisation de ta fracture.
Protocole : 3h de remise en forme (ton blog est lu par des médecins donc je leur laisse le mot soin) le vendredi. Un peu de vélo le samedi, 2h de R.E.F. Le dimanche 3 heures de R.E.F.

Si tu ne viens pas, je t'enverrai quand même mon SMS d'encouragement

Poolio 03/08/2012

@ Philippe: ça se rapproche!!!
@ el Toro: en quoi consiste ton programme de REF... si ce n'est pas tenu secret? ça m'intéresse, merci :-)

El Toro tétraplégique 03/08/2012

photos phantasmtiques, mais moi qui est déjà les jambes paralisées, je pense qu'avec elle, j'aurais rapidement l'impression de devenir tétraplégique.

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