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par
lefloch
Il faisait plus que beau quand j'ai rejoint un peu avant Gometz Vince accompagné de Thierry, notre super Doc. Nous avons pris la direction de chez moi puis des recoins de l'Essonne dans la région
d'Etampes. Ici, la narration change d'aspect car
- Ce fut une
sortie fun et glamour, un peu bling-bling. En effet, nos trois triathlètes de Saint-Remy s'étaient affublés de leurs plus beaux atours afin d'affronter dignement les prémisses d'un été
caniculaire et la longueur encore incertaine d'une randonnée à plusieurs. D'ailleurs et sans nous consulter, nous étions aussi très patriotiques, le Doc en bleu, aux couleurs du club, Vince dans
un très joli maillot rouge et moi-même en Ekoî très blanc, sans manches. Nous défilions en vélo pour Jean Paul Gautier
-
Mais aussi, une sortie montagneuse et variée. Débuté dans la fameuse côte des Sueurs au Val Saint Germain après le petit secteur pavé, le périple a pris de la hauteur dans la difficile montée
vers Monflix, dernier village gaulois qui résiste encore à madame Merkel. Vince et moi avons joué là dedans comme des enfants en manque de soleil, sans vraiment disputer les grimpeurs, Vince
ayant effectué sa séance de VMA au club, hier soir. Nous avons, tout de même, tout escaladé en rythme et accéléré, à chaque fois, en vue du sommet. Thierry était un peu en retrait mais pas trop,
nous ne l'avons pratiquement jamais attendu. Montagneuse car, un peu perdus dans la campagne après Villeconin à cause du Doc qui s'enflamme parfaitement dans la plus petite des descentes et qui
n'a pas eu le loisir de tourner à droite vers Chalô et toutes les belles localités que je souhaitais leur montrer. Rien de grave mais deux côtes totalement inexplorées, dont l'une qui se
présentait comme un long mur avec un revêtement douteux, j'aime ce genre de truc, je suis parti comme un fou dès le début, Vince me titillait, il n'était jamais très loin. La seconde, plus
sinueuse, à la sortie de Brière les Scelles. Ici, c'est Vince qui a relancé après la descente emmenée tambour battant par SuperDoc. J'étais très loin, je ne suis pas très performant dans ce
domaine et je leur rends pas mal de kilos mais je suis revenu au sprint pour griller la politesse à mon ami ou bien lui faire profiter d'une nouvelle séance de fractionné. D'autres bosses au
palmarès mais rien de bien notable à part de fortes accélérations et de grands sourires à chaque sommet.
- Et
encore, un long moment avec des mecs courageux. Peu après Etampes, nous nous sommes retrouvés dans de longues lignes droites, vent de face ou de trois quart. Personne n'a rechigné dans la prise
des relais, et Thierry relançait à chaque fois comme un beau diable, secouant parfois notre légère torpeur ou bien le bonheur conscient d'être là, sur nos belles machines par une matinée de
mai. Pendant un ou deux kilomètres, un quatrième lascar s'est joint au trio, pas tout jeune, mais toujours coureur cycliste et sprinter en UFOLEP chez les GS, comprenne qui pourra. Il habitait le
coin, il nous a quitté très vite. Courageux et cinglés mes deux amis car devant la somme des difficultés à venir, j'ai proposé de rentrer par Saint-Chéron mais j'ai subi un veto bien sympathique
et nous avons repris la route vers Sainte Mesme, Ponthévrard et Sonchamp. J'ai salué mon vieux poney Pony Run Run, au passage et nous avons subi les attaques incessantes du Doc tant qu'il lui
restait du jus. Je suis un peu taré aussi car j'aurais bien poussé jusqu'à Gazeran mais Thierry en avait un peu soupé, aussi sommes nous rentrés par Rambouillet et ses bois protecteurs que nous
avons quittés à regret pour nous retrouver face à un vent terrible. Vince est très joueur et il m'a bien fait rire en me demandant de prendre les Vaux de Cernay, mais, vu l'état de notre médecin,
j'ai opté pour un retour plus direct malgré Eole toujours en colère par Cernay et Choisel. En nous relayant souvent, nous sommes arrivés à bon port et Thierry nous a offert une ou plusieurs
boissons gazeuses dans sa charmante résidence très english, fort cosy. Merci man, et bravo pour ta volonté tes progrès et ton extrème gentillesse, merci encore, je serais mort de soif. Au fait,
juste après Dourdan, nous avons été sauvé par de charmantes jeunes femmes qui nous ont offert de l'eau puisqu'elles oeuvraient dans une serre. Mes deux compères à l'esprit blagueur voulait me
laisser en leur compagnie, je me suis débattu et je suis reparti afin de les faire souffrir dans les ascensions. Je suis un pimpim grimpeur, du moins un peu et Vince de même mais pas pimpim du
tout.
- Voilà,
c'est presque tout, Vince m'a laissé à Gometz, il ne roulera pas ce week-end, je vais donc remporter enfin le Tour de France et je voudrais aussi gagner Belfort mais il me faudrait un fauteuil
roulant pour y parvenir et encore, je n'aurai, sans doute, pas assez de force dans les bras pour l'amener jusqu'au bout.
- Je
suis rentré seul avec un vent qui s'amusait bien puisqu'il était devenu favorable alors qu'il nous avait plantés dans la ligne droite des Molières. Je n'ai pas boudé mon plaisir, j'ai pris de
l'eau dans le petit cimetière de Gometz mais comme elle sentait l'égout, j'ai arrosé mes plantes avec. Ma montre de rêve annonçait 135 kilomètres, j'avais le visage noir et trois boutons sur
le corps provoqués par une petite bestiole qui n'a pas aimé du tout être prise au piège dans mon maillot blanc. Je ne suis pas allergique, c'est bien. Merci les gars, je courrai à Belfort.... ça
c'est pour voir si le Doc me lit..
Une vieille chanson
qui fait partie de la bande originale d'un film très connu, référence et porte drapeau de toute une génération, je l'ai vu il y a très longtemps, il faudrait que je rafraichisse ma mémoire
en friche. Merci de lire ce pavé, vous êtes adorables...
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stephen king 25/05/2012
Bédéhème 25/05/2012
fred 26/05/2012