La mort d'un blog

La mort d'un blog

overblog m'a tué....

Publié le par lefloch

Punaise, Overblog, vous ne comprenez rien, vous avez tué mon blog et pas seulement le mien. Les gens ne peuvent pas laisser de commentaires ou pas tous, ils ne peuvent pas lire les commentaires des autres et où sont les photos disparues durant la mise à jour...

Publié le par lefloch
Publié dans : #les aventures du capitaine flit

                                         

                                                                              J'aime particulièrement le vendredi parce qu'il annonce les escapades cyclopédiques du week-end, les longues sorties avec les amis, les démarrages dans nos petites côtes de la Vallée de Cheveuse, les kilomètres qui défilent sans en avoir l'air, mais je l'aime aussi car c'est le jour de l'atelier Endurance et courir pour le boulot en compagnie d'Anne, déesse presque toute de rose vêtue et de son aréopage d'adolescents en mal de rien et de tout à la fois.

                                          Iris était bien présente avec ses nouvelles chaussures. Toujours souriante, elle annonçait ne vouloir courir qu'un minuscule kilomètre voir moins si je n'insistais pas un peu plus. Saïd, le meilleur que j'ai eu la chance de croiser depuis longtemps, souhaitait en découdre. Cela tombait bien, JP, mon collègue tortionnaire et ancien footballeur professionnel dans un grand club du Nord, nous accompagnait dans le but d'effectuer une séance basée sur quelques blocks au seuil. Le petit dernier, enfant du voyage un peu triste, Bernie pour ne pas le nommer, est resté en jean. Il a parcouru 800 mètres et c'était la fin, la fin de ses efforts mais pas la fin de tout.

                                           Nous l'avons laissé sur le viaduc des Fauvettes en compagnie de grimpeurs qui folâtraient comme des fourmis, remerciant le soleil d'être, de nouveau, de la partie. Iris a commencé à peiner, JP s'en est occupée jusqu'à l'orée du bois, lui a permis de s'asseoir en l'attendant le temps d'une accélération de 8 minutes. 

                                           Nous, c'est à dire Anne, ma soeur Anne, Saïd et moi, avons procédé de la même manière sur la même boucle mais en sens inverse. J'ai tapé dans la main de mon collègue juste au milieu de ce parcours improvisé, nous étions à 13, le garçon semblait avoir du mal à suivre puis il revenait frais comme un gardon.

                                           Iris nous a rejoints pour le retour dans la forêt, j'ai laissé Saïd au bon soin de JP pour la deuxième partie de son programme. Nous avons trottiné, Pinky Annie en tête qui me parlait du trail de samedi, 13 kilomètres à la Ville du Bois, organisé par ses amis. Cela me fait très envie mais avant il y aura le vélo et la forme qui revient chez la plupart des protagonistes, je ne sais pas si je serai capable de courir après, de bien courir plutôt car ils m'ont placé dans le meilleur groupe qui partira 6 minutes après l'autre...

                                            Allez, je me lance un défi. Si Nantes bat Auxerre, le match est à 14 heures demain, j'appelle Anne et j'y vais. Je n'ai pas de lampe, pas de frontale, pas d'expérience de ce genre de course mais ce sera un coup de bluff, le départ est à 20 heures, cela devra être terminé en 1h15 si je ne veux pas me retrouver à l'hôpital ou dans un arbre.

                                           J'ai déposé Iris à une intersection puis j'ai emmené Anne dans un parcours assez technique. Sa légèreté est un atout permanent, elle me précédera de 6 minutes, samedi, je ne la reverrai jamais.

                                             Nous avons accéléré progressivement pour retrouver la jeune fille et son grand sourire au point indiqué. Nous sommes rentrés ensemble pour nous apercevoir que nous avions perdu Bernie mais ce garçon, grand voyageur dans l'âme n'était pas bien loin ayant ressenti le moment intense d'une collation fort appréciée.

                                              Pendant que les autres se douchaient, Bernie, avide de connaissance, Anne, sensible à l'intérêt des abdos et du gainage et moi-même, sommes tombés dans le grand piège de notre bourreau préféré, homme en rouge comme son club de coeur dont il vous faudra deviner la ville. Le jeune homme a soulevé plusieurs tonnes de fonte pendant que je démontrais à ma collègue qu'elle n'effectuait les bons gestes qu'à moitié. Nous avoons bien ri malgré le regard en oblique, assez normal pour des abdominaux, du coach sadique et fou.

                                             J'ai poursuivi une dizaine de minutes après leur départ, il était temps de se restaurer, c'était presque l'heure de la réunion. J'ai bien failli m'endormir à deux reprises et c'est V, notre charmante et archi compétente secrétaire qui m'a fait discrètement remarqué que je m'envolais vers des rêves dont on ne pouvait garantir la teneur...

                                             Je n'ai plus qu'à préciser que nous vous attendons demain à 13 heures 45 devant le magasin de vélo des Molières dans le 91. Vous pouvez confirmer par mail, par un MP sur le forum ou en commentaire sur le blog ou bien, tout simplement, en vous présentant demain à l'heure indiquée. Voila, venez nombreux, le soleil sera notre allié...et les Black Keys qui parlent d'amour comme s'il en pleuvait... Et une nouvelle version d'overblog qui avale les photos, je vais tenter de revenir à l'ancienne...

Publié le par lefloch
Publié dans : #les aventures du capitaine flit

                                     


                                                     Il est difficile de se concentrer avec ces commentaires qui pleuvent, à chaque fois désormais, que je publie un article. Il faut dire que je le cherche depuis que je fais tout pour énerver la prétendue présidente de la ligue des droits de la femme. Mes muses, qui ne s'en laissent pas compter lui répondent souvent du tac au tac, mon ami Toro entretient avec elle une relation pour le moins équivoque, Vince et quelques autres utilisent leurs talents pour arbitrer ces étranges parties de ping pong virtuelles. Quant à moi, je me dis que tant qu'il y aura des bimbos, la vie sera plutôt sympa, belle et attrayante...

                                         Voila, et comme j'éprouve beaucoup de difficultés à m'extirper d'une fatigue galopante qui pèse sur mes deux gambettes depuis quelque temps, j'ai décidé d'aller courir un peu pendant l'heure du repas.

                                           La consigne qui émanait de mon coach personnel, moi en l'occurrence, indiquait que je ne devais pas dépasser le 11 à l'heure, allure pas très modeste supposée pour le marathon de Vichy, et ne pas tenter de m'envoler pour épater d'éventuelles passantes dont j'aurais rêve la plastique parfaite. Mais je replonge, désolé, pas vraiment en fait.

                                           Un peu de forêt pour débuter, une courte descente et le passage obligé sur le viaduc, j'étais déjà à 11,5, mauvais élève pris en flagrant délit, j'ai donc ralenti sagement tout en soupirant pour exprimer mon désarroi.

                                            Les champs, en bordure de Gometz, m'ont accueilli avec bonté puisqu'il n'y avait plus la moindre boue ni aucune petite mare où mes chaussures de course auraient disparu en partie. J'ai poursuivi dans le village en passant devant l'école maternelle où les petits bonshommes et petites mémères font du vélo sur des engins qui ressemblent à des draisiennes. Je les aime beaucoup, ces mômes, il m'encourage quand je longe la cour de récréation et à cette heure là, des mamans attendent et elles me sourient souvent, ce qui me donnent des ailles et la montre de Don Juan me prévient que nous dépassons de loin les 12 à l'heure, je suis un frimeur, je me suis bien redressé, le bassin en avant, ces sourires sont une récompense.

                                              La suite est plus classique car j'ai emprunté la piste cyclable qui m'a emmené au club de tennis de Chevry. J'y ai rencontré Fred, le chef des profs, et après les amabilités d'usage il m'a appris que j'ai été remplacé pour le tournoi, que je serai libre en juin, que cela ne m'est pas arrivé depuis 20 ans au moins car avant Chevry, il y avait Saint Rémy et la famille Arazi, et Evry aussi, presque en même temps, Evry et son équipe de filles, des stars en devenir ou pas d'ailleurs et JP, le prof, mon pote pour toujours, il y eut encore avant Chilly, Draveil, Etiolles, je crois, je ne me souviens pas plus loin.

                                              J'ai ressenti aussi un peu de tristesse de ne plus revoir certains participants et ceux qui m'ont aidé dans cette lourde tâche. Pascale, Valèrie, Patrick, Michel et les autres, vous me manquerez infiniment mais je n'en pouvais plus, je ne faisais même plus les tableaux... Carla comprendra...

                                              J'ai pris à peu près le même chemin pour rentrer, rajoutant un kilomètre dans Saint Clair. Sur la piste cyclable, le vent me poussait avec vigueur mais je me maintenais à 12, j'avais rompu mon contrat. J'ai tourné un peu dans les Hauts de Bures et je suis rentré pour recevoir ma punition. J'avais couru 10 kilomètres en 50 minutes, j'ai erré quelques instants dans l'institution pour redescendre à 11 de moyenne, c'est assez aisé car celle-ci baisse à une vitesse exponentielle, si je peux m'exprimer ainsi.

                                             J'ai mangé seul comme si j'avais la peste puis Henri m'a rejoint pour me raconter les dernières nouvelles de notre institution qui prend de drôles d'allure avant le stage de l'équipe Michelet du mois de mai.

                                             J'ai pédalé 10 minutes dans l'après midi puis je me suis inventé des exercices d'abdominaux avec un médecine ball de 4 kilos. C'était ma pénitence comme dirait cette charmante dame qui ne me lit pas tout en scrutant avec une tonne de fiel les images de jeunes filles en maillot ou sans.

                                              C'est tout pour aujourd'hui, il faudrait que je tonde, c'est ce que tous les voisins font, créant ainsi une mélodie assez laide mais entêtante. Elle me rend un peu fou d'ailleurs, cela ne me change pas beaucoup...

 Une très vieille chanson pour conserver le sel de la terre...

Publié le par lefloch
Publié dans : #les aventures du capitaine flit

 

                                                          J'espère que vous n'aurez pas trop de mal à me croire si je vous annonce que mes divines gambettes de grenouille auraient apprécié un petit moment de latence et pourquoi pas d'une profonde quiétude avant de devoir remonter sur un vélo.

                                      Pourtant, quand JN, l'encadrant en chef et cycliste confirmé du centre de jour du Perreux, m'a quasiment supplié de l'emmener ainsi que Jacques et Billy, les deux grands garçons qui lui servaient de garde du corps, dans une belle randonnée de VTT, je n'ai pas pu résister longtemps à l'appel du grand large d'autant plus que mes collègues étaient occupés à des tâches bien plus obscures que je ne détaillerai pas en ce lieu.

                                      Première descente dans les bois et première chute, puis une seconde pour Jacques, jeune homme charmant qui n'a pas usé de ce prétexte pour balancer son destrier fautif aux orties, même si ce n'est pas la saison. Billy semble plus agile en tant que grand maître du wheeling, il me suit sans sourciller. JN ne s'entraîne plus beaucoup mais il me demande assez vite de tenir un rythme régulier et rapide dans le but de tester ses deux élèves qui participeraient en juillet à un camp en montagne.

                                    Nous laissons le viaduc envahi par une nouvelle race de grimpeurs, militaires en diable, pour nous lancer dans la campagne et au beau milieu d'immenses mares de boue que je traverse avec plaisir, retrouvant, par moment, les joies toutes simples de l'enfance. Personne ne se plaint, Billy colle à ma roue mais Jacques, qui semble s'être requinqué, n'est plus très loin, le groupe est désormais compact et je peux relancer de plus belle.

                                    Nous nous dirigeons vers le bois de Chevry et ses célèbres bosses dont ils profitent un long moment puis c'est déjà l'heure du retour mais je ne suis pas pressé et je feinte un peu en ajoutant quelques kilomètres à notre tour qui prend ainsi de l'ampleur.

                                     Chevry en travaux pharaoniques prend des allures de Liban. De déviation en déviation, nous longeons le marché et le skate park que nous ne pourrons pas utiliser. Les clientes des étals sont jolies en cette matinée d'avril et je me surprends une nouvelle fois à rêver mais je ne vous conterai pas cela non plus même si je vous aime beaucoup plus qu'avant.

                                      Je me suis éveillé en butant sur une souche, Billy se traînait à l'arrière ayant oublié toute sa superbe et ses acrobaties, Jacques souriait dans mon sillage, c'était la revanche de la fourmi de la Fontaine, il en avait entendu parler mais de très loin, je crois. JN me poussait à accélérer encore au moment ou le grand Bill recollait au peloton, c'était un drôle de jeu, je faisais donc semblant.

                                       Les derniers instants furent très agréables car, en ralentissant un peu, j'avais permis au jeune artiste de reprendre quelques forces et surtout une bonne dose de moral. Nous terminions ensemble une heure trente et une vingtaine de kilomètres dans la joie et l'allégresse de tous ces bons moments du sport et du vélo en particulier.

                                     Après leur départ, j'ai ramé 5000 mètres juste pour accompagner JP, le coach qui se préparait pour sa séance de Michelet en pédalant sur mon engin de spinning. Je n'ai pas forcé du tout, il me faudra affronter ce soir la glisse des deux sirènes, la technique en perpétuelle progression de Vince, la nonchalance de Titi et tant d'autres paramètres qui me feront arriver à Vichy au sommet d'une méforme totale qui ne surprendra que moi. A tout à l'heure, mes amis, je vous raconterai tout..

                                       J'ai nagé et cela ne vous surprendra pas. Il y avait 1200 mètres d'échauffement en alternant les nages mais je n'en connais pas assez aussi ai-je tout fait en crawl, pour le fun. Ce fut suivi de 300 mètres de battements, les cuisses en surchauffe et pas de possibilité de repasser au stand. Je progresse un peu dans ce domaine, mais vraiment microscopiquement, si on peut dire. Ensuite, nous approchions du bonheur aquatique avec 8 fois 25 mètres en hypoxie. J'ai tenté zéro respiration et j'y suis parvenu mais une seule fois, je crois que c'est la première fois de ma vie...

                                        Et puis il y eu les palmes, les petites, et deux fois 400 mètres dans les pieds de Vince et entre les 400, se trouvaient bien cachés 4 fois 100 mètres à effectuer deux fois et 100 mètres souples pour terminer en beauté. 

                                       En évoquant la beauté, je ne peux vous laisser ignorer que les sirènes ont changé de ligne, elles m'ont beaucoup manqué, je le leur ai dit, la plus grande a éclaté de rire. Mais ce n'est pas vraiment grave, j'avais eu un choc bien plus grand à l'aller dans ma petite voiture verte. En effet, juste après Roussigny, sur la route, une très belle femme en blanc tentait de maîtriser son immense cheval de la même teinte. Celui-ci s'emballait pour nous jouer une scène dramatique et splendide. J'ai proposé mon aide mais je ne sais même pas si elle m'a entendu. Elle est enfin parvenue à reprendre le commandement, je ne l'ai pas suivie, les sirènes m'attendaient avec une impatience non déguisée. C'est tout, c'est aussi la coupe de France mais je suis fatigué... Bonne nuit et plein de rêves de bimbos pour Anne et ses amis du prieuré, des tas de rêves charmants pour mes muses qui se reconnaîtront et des tas de trucs extraordinaires pour mes frères et tous les autres...Et si je ne nage pas encore très vite, il n'y a aucune raison de céder à la panique, c'est le titre de la chanson de ce soir mais nous n'en sommes pas encore là...

Publié le par lefloch
Publié dans : #les aventures du capitaine flit

 

                                                Allez hop. Ce matin expédié le chien, Irondog toujours fidéle pense quand je le réveille que nous allons courir, il me prend pour un éthiopien, c'est mon physique qui veut çà. Nourrie et virée, la petite panthère qui ne se nommera jamais Bagheera mais qui lui ressemble tant qu'elles seraient soeurs dans la jungle profonde. Et enfin livré dans son lycée en forme de bateau ainsi qu'une jeune fille dont j'oublie toujours le prénom et deux copains de tous les jours de misère ou de grand bonheur.

                                         Il ne restait plus que la petite dame qui loge à l'étage et qui, quand elle se prépare pour le boulot, ne se passionne pas vraiment pour une séance d'entraînement avec son mari sauf si cela correspondait avec un jogginq en compagnie de Pierce Brosnan du temps où il incarnait Bond, James Bond.

                                          J'étais donc enfin seul pour me préparer à rejoindre Vince puisque que l'enchaînement prévu devait se dérouler à partir de chez lui. Il était fin prêt et comme j'avais enfilé ma tri-fonction avant de monter dans ma voiture, il ne nous a pas fallu longtemps pour nous retrouver sur la route de nos exploits.

                                          Je dois dire que je n'en menais pas large et mes gambettes non plus. J'ai donc laissé mon ami se placer en tête de notre mini-peloton et c'est qu'il emmenait bien, le bougre, dès la sortie de Saint Rémy, en direction de Cernay dans la côte qui permet de sortir de cette luxuriante vallée. J'ai attendu la partie plate pour prendre un relais, nous roulions trop fort pour moi, mais je ne pouvais pas laisser tout le boulot à mon coéquipier et le déposer ensuite en course à pied.

                                          Quoiqu'il en soit, je ne pensais absolument pas à cela, ma montre affichait déjà 8 kilomètres, pourrais je tenir les 50 restants ?. Vince a repris les devants sur la D906, je n'ai relayé qu'une fois, j'avais presque peur de devoir abandonner au bout de dix bornes. Et même sur la route du Perray quand je l'ai emmené durant de longues minutes, la confiance me fuyait et j'aurais bien hurlé toute ma déception quand il a tourné vers les Vaux de Cernay.

                                             Je sais que nous les avons traversés à très vive allure mais j'ai tout oublié de la bosse de l'abbaye et du long bout plat qui lui fait suite où tout triathlète qui se respecte en profite pour essayer ou parfaire sa position aéro. J'étais avec Vince à la fin pour reprendre la direction de Dampierre, je n'ai rien fais pour, cela relève du miracle.

                                            Et nous arrivions dans les 17 tournants. C'est la première fois que j'aperçois le numéro du virage sur le bord de la route, l'Alpe D'huez n'est pas loin, je n'y monterai jamais. Vince a débuté l'escalade pour ne pas me fatiguer plus mais j'ai décidé d'imprimer un petit rythme correct, je ne suis pas encore un petit vieux, nous sommes bien éloignés de la retraite, le tempo a bien plus à mon partenaire du jour.

                                              Nous avons descendu vers Port Royal, pris à droite vers Milon la Chapelle puis Saint Rémy de nouveau et la très belle côte qui va à Beauplan et Magny les Hameaux. Vince a magnifiquement effectué tout le travail, j'aurais pu démarrer à certains moments mais je crois qu'il aurait réagi et je n'étais sûr de rien. De plus, cela ne se fait pas sauf au Tour de France. Nous sommes redescendus vers Chateaufort et la route étroite pour Gif. Nous avions pratiquement 60 kilomètres au compteur en un peu plus de deux heures, il nous fallait courir ensuite...

                                            La transition, en elle-même, n'a plus beaucoup de secret pour nous, il me tardait même d'aller tourner sur l'anneau des bimbos, bassin de retenue de Bures. Je le nomme ainsi car, à midi, sur ce petit tour de 2,6 kilomètres, tout le monde s'entraîne, chercheurs et chercheuses, étudiantes en 25ème année de mannequinât, jeune femme ayant laissé sa progéniture en garde pour s'abandonner dans les bras du premier coureur de fond venu...

                                             J'ai connu 300 premiers mètres assez horribles mais comme Vince se plaignait d'orteils gelés, nous étions à 11, je pouvais donc résister. J'ai accéléré quand les gambettes m'ont donné une courte permission, 12 puis 12,5, Vince suivait sans problème, nous devisions de tout, j'aurais pu courir indéfiniment ainsi mais je suis tout fou dès que je chausse des runnings, j'ai augmenté encore un peu l'allure, 13 sur la montre, nous étions déjà sur le bassin de Gif, plus long, plus grand, bien plus vert aussi...

                                             Le retour fut plus facile et nous nous sommes permis un final en fanfare. J'ai démarré un peu plus séchement que mon équipier et à 16 à l'heure, je suis allé jusqu'au bout de la très éprouvante ligne droite qui ramène à la petite cabane. Nous sommes rentrés tout doucement, très heureux de ce moment ensemble.

                                              J'étais invité pour le repas, Tom le fiston était là, toujours drôle, toujours serviable. Le menu était parfait, Vince est très fort en salades, pâtes et petits desserts surprises qui font perdre des places sur ironman.

                                                Ce fut parfait, je vous remercie tous deux, j'espère que nous pourrons réitérer ce genre d'activités encore et encore, je n'avais enchaîné, comme on dit chez nous, depuis Gravelines...Nous avions effectué environ 9 kilomètres en moins de 45 minutes, pas mal pour des retraîtés...

                                                Je n'ai pas eu le courage de tondre la pelouse, les canaris ont écrasé Chateauroux hier soir, c'est très bon pour mon moral, je vais chercher des photos de bimbos...

Et le retour des petits monstres que j'apprécie beaucoup...

Publié le par lefloch
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                                                  Eh bien, j'aurais du poser une journée de repos...demain, Vince, en pleine forme, un moral et des jambes du tonnerre de Brest et moi, pauvre breton exilé sur une terre hostile loin des miens, des crèpes et des vieilles femmes aux coiffes invraisemblables, avons prévu un truc de gosse, un sport que les amateurs de guinguettes et de vin blanc des bords de la Marne avaient inventé bien avant les américains, un enchaînement vélo-course à pied juste parce que nous sommes jeunes et beaux, mais pas toujours.

                                         J'aurais du poser une semaine de congés car, ce matin, deux de mes restaurateurs dans l'âme étaient bien présents affublés de Dominique, leur prof d'un peu tout. Henri étant blessé assez gravement au poignet, il m'a laissé animer la séance de badminton et je me suis retrouvé embarqué dans un nombre impressionnant de parties acharnées. Tout ce dont je me souviens, c'est que les deux garçons, John et Jim, jouent comme des dieux et qu'il fallait que je reste concentré pour ne pas paraitre ridicule.

                                          Il me revient aussi que mon meilleur partenaire fut John, lui qui a l'air si maladroit même quand il marche. Il me ressemble un peu en cela, nous étions complices sans avoir à parler, c'était parfait pour nous deux. J'ai beaucoup couru, beaucoup pratiqué l'amortie aussi, nous en avons ri mais pas nos adversaires ou alors pas toujours. Nous avons terminé ce bon moment en salle de musculation, Jim se voyant très bien dans un corps d'athlète a soulevé des tonnes sous l'oeil connaisseur d'Henri, John a pédalé auprès de moi, docteur est ce que l'overdose de vélo existe ?, mais ce n'était que pour 20 minutes, un bon enchaînement, comme on disait à Nogent quand les filles sont belles, après une heure de jeu de raquette avec des dingues qui tapent dans tout ce qui passe à leur portée...

                                       J'aurais du poser quinze jours de repos car un coup de fil a changé ma vie et mon destin pour demain. Le centre de Malakoff nous sollicitait pour une sortie VTT. J'ai hurlé un très fort NON dans ma petite tête de sportif fatigué mais Henri ne souhaite pas encore prendre les groupes sous sa seule responsabilité et nous n'étions que nous deux, de multiples réunions dépeuplent notre unité et la réduisent à une peau de chagrin.

                                       J'ai pensé à un mois de vacances mais nous les avons attendus jusqu'à 15h30. JF, l'éducateur le plus musclé que je connaisse accompagnait 4 grands garçons, Idriss qui était venu à plusieurs reprises pour un peu de cardio training, Habib, né sur une bicyclette, prince de la roue arrière et du dérapage sur goudron, Théo, le meilleur de tous, un grimpeur hors pair, meilleur que moi, je pense, et enfin Erico, un peu plus enveloppé, un peu moins agile, il va beaucoup souffrir.

                                     Car point de salut, de congé, de repos, je les ai donc aidés à plonger dans le bois de Montjay. Une belle descente dans les cailloux, un passage dans le tunnel toujours très impressionnant, avez vous déjà roulé dans le noir complet ?... un arrêt photos sur le viaduc, une nouvelle descente vers Gometz, une autre le long d'un ruisseau, puis la remontée. Habib est souvent en tête mais il s'épuise avec toutes ses figures libres et Théo le passe à chaque fois. Je laisse Henri leur mener la vie dure. Idriss s'accroche comme un fou, JF sprinte pour ne pas être distancé, cette petite bande me plait bien, j'ai très mal aux jambes quand même.

                                   Mais l'envie me reprend, je rajoute une bosse puis une autre mais Habib qui a raté sa manoeuvre nous bloque, Théo est le plus prompt à repartir, je ne lui reprendrai que des centimètres, bravo, mec... Une collation, un au revoir chaleureux et je peux compter mes douleurs, Vince va s'ennuyer ferme demain.

                                   C'est presque tout mais il restait la bimbo pour relancer le débat et c'est Habib manquant écraser une adorable jeune fille qui me donne un peu de grain à moudre et un prétexte pour les images pieuses. D'ailleurs, sur l'article d'hier, il y a encore un message pour El Toro de San Sebastian, c'est son amie Anne qui le relance encore, la guerre froide se poursuit, réponds lui très vite...

                                   Les canaris jouent à Chateauroux, ils ne gagneront pas et c'est bien dommage car le FC Tours les avait, pour un petit moment débarrassé de Guingamp. Tant pis, je souffrirai encore un peu. A demain, j'essaierai de mettre un pied devant l'autre mais il faudra pédaler avant, je ne suis pas sûr d'y parvenir...et un morceau étrange indiqué par ma fille mais c'est aussi demain pour toujours...

 

Publié le par lefloch
Publié dans : #les aventures du capitaine flit

 

                               Si vous n'avez jamais roulé quelques kilomètres dans la roue de Dominique, le célèbre coureur cycliste dont je vous rabâche les oreilles tout au long de l'hiver, sad sad winter, vous ne connaissez pas l'immense bonheur, ou détresse, c'est selon, de devoir vous accrocher à ses démarrages saccadés dès que la route s'élève de quelques centimètres, ou celui de ne jamais rester plus de deux minutes dans un groupe car, en tant que leader de son équipe et parce qu'il est un attaquant né, il tente immédiatement de se débarrasser de ces opportuns en décochant une flèche qui me surprend parfois. Et que dire de vos moyennes qui de bonnes deviendront excellentes, ce jeune homme ne ralentit jamais, je ne sais pas pourquoi je lui dis oui à chaque fois.

                                       Il m'a appelé hier soir un peu déconfit de ses courses du jour. Le contre la montre, je n'ai pas demandé la distance, s'est soldé par un écart d'une minute 30 sur le premier. Ce n'était pas catastrophique mais la course en ligne de l'après midi est rapidement devenu un calvaire de 85 kilomètres et plusieurs très jolies côtes.

                                       Il voulait donc se refaire des jambes, expression un peu étrange, mais aussi un moral sur une victime sortie à peine de ses 130 bornes de la veille, c'est à dire moi mais je pense que vous l'aviez compris...

                                       A 9 heures ce matin, il ne m'a pas attendu longtemps et, contrairement à ses us et coutumes, il est parti comme un damné de la terre à la poursuite des milliers de routiers qui égayaient notre début de parcours. Il y en avait partout qui fêtaient dignement le retour d'un astre splendide et de températures bien au delà de zéro.

                                      Je n'ai pas tenu le compte des routards dépassés puis, au Val Saint Germain, nous nous sommes retrouvés dans un groupe du Vélizy triathlon qui avançait bon train mais qui s'est arrêté un peu plus loin pour je ne sais quelle raison. Quelques isolés ont pris l'aspiration derrière Dominique et nous avons formé une petite bande qu'il a détruite dès les contreforts du passage dans les Yvelines au niveau des poneys de polo. Je donne des précisions pour les puristes qui connaissent les lieux et les deux bosses minuscules qui permettent parfois de faire une grosse différence.

                                   A Rochefort, en prenant la direction de Saint Arnoult, nous avons dépassé une sirène, sans casque, sur un vélo de contre la montre Look, tout blanc comme sa tenue. J'ai fait signe à Dom de l'attendre mais elle a tourné vers Clairefontaine. Pourtant, je suis persuadé qu'elle n'aime pas le foot et si elle se reconnaît en lisant mon billet doux, qu'elle me laisse un petit commentaire. C'est n'importe quoi mais tant pis...

                                 Sur la route de Sonchamp, malgré de nombreuses accélérations de la part de mon tortionnaire, j'ai senti que ma vieille machine tournait très correctement. J'ai donc relayé, nous avons rejoint un type immense du club de Dourdan qui n'a pas quitté la plaque tout le temps que j'ai pu l'observer. Une très belle jeune femme courait légèrement vêtue mais j'étais trop concentré à ne pas prendre une mine, expression étrange, de nouveau, par les deux malins qui roulaient en force.

                                  Dom a lancé les hostilités dans la Butte Saint Georges, cette p####n de bosse comme dirait Titi que je ne vois plus beaucoup, qui n'écrit plus sur le blog mais il reviendra en fanfare, il prépare un trail de 110 kilomètres, il est dingue. La guerre débutait ici, au milieu de nulle part, des champs à perte de vue et la forêt de Rambouillet au loin. J'ai suivi sans problème et j'ai démarré assis, laissant mes deux équipiers pantois et fort loin. J'avais domestiqué trois jeunes sangliers, deux gars de la pédale automatique ne m'ont pas fait peur du tout, je suis un pinpim.

                                 Je les ai attendus, Dom est revenu le premier puis Gérard, j'ai envie de l'appeler ainsi car les mecs de ma génération se nomment soit Gérard, soit Philippe en hommage à l'acteur du même nom, Gégé, donc a relancé le débat à 40 sur le plat, j'ai comblé le trou pour mon mentor, puis j'ai pris un relais et Gégé a disparu pour un temps.

                                  Gégé, qui a cela en commun avec Depardieu, nous a rejoints dans le bois de Poigny. Dom m'a enjoint à ne pas mener même dans la bosse de fin, j'avais des fourmis dans les gambettes et je ne savais pas que mon Dominique était cuit, complètement. Deux bimbos joggaient en devisant sur le trottoir du village, elles portaient des tenues Odlo ou Skins qui auraient pu affoler une cohorte d'automobilistes.

                                   Il fallait se reconcentrer, une bosse pointait le nez. Je jure que je n'ai pas appuyé, que je n'ai pas cherché à en montrer à mes nouveaux amis mais, quand je me suis retourné, Dom souffrait au loin et Obélix s'était une nouvelle fois évanoui dans la splendeur du jour.

                                   Et puis, il y eu le vent. J'ai pris les choses en main, mon coach n'avançait plus, enfin, çà c'est lui qui le déclarait car nous étions, tout de même, à 30 km/h contre la fureur d'Eole et il ne perdait pas un centimètre. Nous doublions tout le monde à part un routier très jeune qui nous accompagnera jusqu'au bout.

                                  Je les ai lâchés dans la bosse de Cernay pour suivre un olibrius qui montait à fond. J'ai, de nouveau, effectué le boulot, avec un certain plaisir, dans la ligne droite de Limours et, en revenant vers Boullay, nous avons retrouvé le groupe de Vélizy triathlon. Emmené par un grand gaillard, il prenait presque toute la route dans un éventail dangereux d'autant plus que je me tenais complètement à gauche, face à la circulation. Le petit jeune a cédé le premier puis ce fut le tour de Dom. Je n'ai pas eu le courage de continuer, un peu de lassitude, trop de vagues et pas mal de danger m'avaient aidé à préférer la compagnie des déshérités de la route.

                                 J'ai croisé Nat qui tournait un peu les jambes en compagnie de sa petite fille dont j'ai encore une fois oublié le prénom puis Dom a commandé l'arrêt des hostilités et le retour à 27 km/h, contre le vent c'était déjà pas mal.

                                  Je l'ai quitté à Gometz, Eole me plaquait quasiment au sol dans la plaine de Janvry quand un garçon qui moulinait comme un cinglé m'a dépassé. J'en étais très heureux, je l'ai même aidé durant quelques centaines de mètres, il a pris la direction de Marcoussis, je suis rentré par Briis.

                                    J'avais 84 kilomètres en un peu moins de 3 heures sur ma Garmin un peu grosse pour mon poignet, il faisait très beau et presque chaud, j'ai laissé sortir Irondog, il a couru près de moi, il dort profondément désormais...Et le grand retour d'Alanis Morissette, gardienne de bien des moments de ma jeunesse... avec l'aimable participation de l'irrésistible Olga Kurylenko...

 

Publié le par lefloch
Publié dans : #les aventures du capitaine flit

 

                                                                  Je ne vais pas raconter comment nous nous sommes débrouillés aujourd'hui pour nous retrouver avec deux petits groupes distincts mais le vélo à la carte semble bien fonctionner et c'est un secteur que Vince et moi pourrions exploiter à des fins mercantiles. Cependant, nous ne roulerions plus jamais ensemble et cela serait bien dommage...

                                         En fait, je vais vous conter comment j'ai effectué un très long et très agréable parcours en compagnie de Nat, de retour d'un très bon marathon mais pas celui de Paris, et de Stef, parvenu devant le magasin de nos amis Franck et Gabriel bien avant moi.

                                         J'étais bon dernier mais je me suis en grande partie racheté en décidant de la marche à suivre et de l'ambition d'aller faire un petit tour en Eure et Loir spécialement pour mes deux coéquipiers.

                                        J'étais en retard car le mulet n'avait pas cru bon de démarrer simplement, comme il en a l'habitude, avec entrain même puisqu'il adore le mauvais temps, la bruine et le froid qui persiste. Percé perfidement à l'arrière, il me réservait cette surprise pour le moins désagréable pour l'instant du départ. Certains penseraient que je suis quelque peu négligeant avec mon matériel et ils auraient raison.

                                        J'ai donc remonté rapidement monsieur Look, fort bienheureux d'être enfin dérangé après un hiver douillet et parfaitement oisif. Son bonheur, je l'ai senti dans la côte de Briis, dans le virage le plus difficile. Ce magnifique engin rouge et blanc, qui se souciait peu de ma fatigue accumulée lors d'une semaine éprouvante et de toutes ces nuits chaotiques, m'a demandé presque plus que ce que je pouvais lui donner. C'était une sensation étrange, un échange inéquitable mais nous l'avons escaladé aisément même si je ne suis pas persuadé d'avoir joué le moindre rôle dans cette petite histoire.

                                       Notre plan de route était simple mais c'était compter sans le vent qui jouait à nous user bien plus que coutume. Stef, en forme car cela peut se constater dès les premiers mètres, a pris ses responsabilités en nous entraînant vers Cernay à 30 kilomètres à l'heure. Nat, les gambettes un peu lourdes, parlait de rebrousser chemin mais il n'en était pas question, elle irait beaucoup mieux après une dizaine de borne à cette allure.

                                       J'ai relayé à plusieurs reprises et pris les choses en main en allant vers le Perray. Stef a fait l'effort dans toutes les courtes bosses, je sprintais à chaque fois et Nat s'accrochait avec succès, nous étions une bien fière équipe.

                                        Je me sentais très bien dans cette position aéro que j'avais mis entre parenthèses même si mon prolongateur est trop court pour les courses longues. Il a plu très modestement dans le bois de Poigny, nous avons rejoint un papy, son vélo très lourd arborait de jolis garde boue en inox, peut-être. Nous l'avons lâché dans la forêt suivante aux alentours d'Herberay. Nat semblait bien triste, je n'ai pas su pourquoi.

                                         Et puis pour faire plaisir au Groland, à mon ami qui vit dans une arène et à tous les autres, j'ai aperçu puis doublé une jeune bimbo en plein footing à un peu moins de 15 à l'heure. Je l'ai félicitée mais c'était déjà l'heure de repartir, mes équipiers ne plaisantent pas toujours.

                                         Epernon dans le 28 nous attendait paisiblement malgré son marché très fréquenté et son grand tournoi de foot pour les jeunes. L'une des équipes évoluait en jaune et vert comme le FCN qui reste deuxième en Ligue 2, ses adversaires ayant tous connu un arrêt dans leur progression. J'ai encouragé les petits canaris, les adultes se sont retournés, Anne G le déclare, je suis un satyre.

                                        Nous ne nous sommes pas du tout égarés dans ce très gros bourg et j'ai attaqué dans l'interminable côte de sortie. Pendant un moment, j'ai cru que je ne pourrais pas décrocher Stef, il a cédé ensuite mais de très peu, il grimpe donc avec pugnacité quand tout va bien.

                                        Importunés par les voitures qui, en nous serrant de très près, nous interdisaient de nous protéger en éventail, j'ai indiqué l'entrée dans Sauvage, village qui porte bien son nom car sa bosse est traitresse. Stef s'en est rendu compte quand il s'est envolé dans un sprint un peu fou. Quelle ne fut pas sa surprise après le virage de constater que rien était terminé. Je l'ai dépassé juste pour les points, nous avons profité d'une pause sympathique au sommet.

                                     Nous avons traversé Monlieu, vestige d'une immense institution du Ministère de la Justice, et son bois très humide. Il pleuvait de nouveau, un crachin pas méchant, Nat et moi roulions de front en position ironman, le vent dans le dos, ce n'était que du plaisir. Stef suivait sans problème, il souriait, Vichy approche.

                                    Gazeran, puis Eole de travers durant 5 kilomètres avant de reprendre par le Parc Animalier ou l'abri des arbres centenaires nous a permis de récupérer. Les deux courageux ont choisi le retour par Rambouillet, Vieille Eglise et la suite. Je suis resté devant, ils ont légèrement rétrogradé, la fatigue se faufilant dans des jambes éprouvées par plus de 70 kilomètres dans des éléments qui se jouaient de nous.

                                     En effet, le vent, ignoble personnage, avait tourné sans prévenir et nous l'avions de nouveau en pleine figure ce qui était immérité et vicieux... en arrivant sur la D906, nous avons vu passer devant nous un petit gars de Saint Rémy. Nat a reconnu Jérôme qui me fait bien rire dans ma ligne d'eau, le mercredi même s'il nage deux fois plus vite que moi. Il filait à belle allure, moulinant comme un petit diable et j'avais le secret espoir de le reprendre mais une file ininterrompue d'automobiles lui laissait tant d'avance que je commençais à douter du bien-fondé de ma quête.

                                    Je crois que Stef a eu la même idée car il a attaqué la bosse de Cernay comme il sait très bien le faire. Je me suis lancé dans un long sprint et j'ai rejoint le garçon après le sommet. Nous avons discuté jusqu'à la place centrale du village où nous avons attendu les deux autres qui n'étaient pas loin.

                                    Il s'est joint à nous pour déposer Nat, quasiment prête pour du longue distance puis laisser Stef, toujours fringant malgré quelques crampes. J'ai laissé Jérôme aller vers Gometz, j'ai pris à gauche, descendu La Vacheresse, rejoint le centre de Gif puis je me suis présenté chez Vince, je souhaitais effectuer un petit bout de route à ses côtés.

                                   Il était pret à partir, il m'a donc ménagé dans La Vacheresse qu'il fallait escalader malgré les 110 bornes qu'indiquait ma montre d'ami des bestioles. Nous avons rejoint Floran, un autre gars de la ligne d'eau, qui nage encore mieux que Jérôme et mes deux nouveaux coéquipiers m'ont ramené jusqu'à chez moi et je les en remercie chaleureusement.

                                  Mes gambettes pouvaient encore me porter mais je n'ai pas couru avec Irondog, mes chaussures sont au boulot et après 130 kilomètres, cela aurait été un peu présomptueux. Cet après midi sera consacré aux grands magasins de bricolage ou de décoration, pauvre de moi, plaignez moi, s'il vous plaît... 

                                    Les Cure amoureux pour finir même si ce n'est pas forcément le jour idéal, mais pourquoi pas, n'est ce pas mademoiselle Anne ?

                                      Pour conclure, j'espère que vous me pardonnerez l'écriture un peu rapide, le style confus et le peu d'attention portée à mes partenaires du jour. Nat et Stef, vous avez été formidables et souriants, merci et merci à Vince de ne pas avoir joué les points dans notre seule côte en commun. Vous êtes des anges, à tout de suite...

Publié le par lefloch
Publié dans : #les aventures du capitaine flit

                                       


                                                               Il pleuvait très fort mais nous attendions tout de même une assez forte délégation pour accompagner Anne, notre traileuse confirmée, et l'idée plutôt géniale de son atelier Endurance qu'elle propose, par notre intermédiaire ou pas, à des enfants bien perdus et à des adultes en mal d'une forme qui, un jour, les a abandonnés sournoisement pour ne plus jamais revenir. 

                                         Elles n'étaient pourtant que deux filles en rose, Anne et son gilet très seyant et Iris, notre cliente la plus fidèle, semblable à une Barbie très brune et éminemment souriante qui avait littéralement prié avec ardeur pour qu'une pluie intense persiste et que, face aux éléments devenus fous, nous décidions de nous en tenir à un peu de bicyclette dans la salle de musculation de notre aile gauche. Elles se sont changées, Anne est devenue totalement rose mais avec discrétion et une grande distinction qui font d'elle la championne qu'elle ne tardera pas à devenir, Iris qui avait revêtu une tenue de sportive semblait partie pour des milliers de kilomètres. Ses chaussures dédiées à la course à pied toutes neuves ne pouvaient que l'encourager à nous suivre lors de notre périple du vendredi.

                                          En fait, elle s'est arrêtée au bout de 500 mètres et nous nous sommes relayés à son chevet tout au long des cinq kilomètres d'un parcours très varié... J'ai choisi de nous perdre, un peu, dans le bois de Monjay en passant tout d'abord par dessus le pont de l'ancien chemin de fer puis en allant au plus bas par des chemins qui auraient parfaitement convenu à Irondog, le chien bien plus agile que son maître, piètre descendeur dont les runnings mal adaptées et un équilibre précaire ont manqué provoquer quelques catastrophes. Anne et Henri, muni de ses godillots flambants neufs de trail, ne se posaient aucune question et dévalaient la pente plus que raide avec une dextérité que je leur enviais.

                                         Iris me suivait sans protester, elle prétexta un point de côté pour nous imposer une courte halte. Mes compagnons découvraient avec joie ces nouveaux panoramas, ces chemins escarpés et la remontée vers les arches du viaduc des Fauvettes. Iris s'obligeait à marcher vite singeant parfois un Yoann Dinitz qui enfreindrait toutes les règles de son sport, ou a trotter pour ne pas trop nous retarder. Son visage respirait la bonne humeur, le plaisir d'être là un peu secouée par une nature pas si inhospitalière.

                                            Nous avons serpenté, si on peut dire, jusqu'au ru minuscule. Anne et Henri se sont lancés dans l'escalade d'une longue côte envahie par cette boue que seul mon collègue, fort bien équipé, a pu domestiquer sans encombre. J'ai bien tenter de les reprendre puisque je ne vis l'entraînement que sous cette forme de jeu mais je dérapais trop sans mes patins à glace ou une partenaire qui m'aurait soulevé dans un porté très esthétique. J'ai gagné quelques mètres mais c'était perdu d'avance.

                                             Au sommet, sur la piste cyclable, j'ai proposé à Anne d'accélérer progressivement sur 400 mètre environ. Ce petit bout de femme possède un démarrage extraordinaire, j'ai du me mettre légèrement devant afin de la contrôler, elle n'a rien cédé du tout, je suis bien trop vieux parfois...

                                             Henri, suivant mon humble conseil, l'a testée sur une distance un peu plus courte mais dans une légère montée sur l'une des allées qui sillonnent les Hauts de Bures, exemple de cité à l'américaine, il ne manque que les gardiens. J'ai aussi utilisé les plots posés là par des travailleurs urbains pour des slaloms très drôles, à fond ou pas, Henri était aux anges même si ses mollets commençaient à le titiller avec une certaine méchanceté gratuite.

                                             Nous avons sprinté à trois sur la plus longue allée de cette mini ville pavillonnaire, j'ai encouragé mes amis à donner un peu plus et nous étions à 19,7 à l'heure tout au bout de notre 300 mètres de dingues. Les kényans vont un peu plus vite durant deux heures et remportent tous les marathons du monde.

                                              Et le ciel s'est ouvert directement sur nous, nous avons été trempés en 15 secondes, Iris riait, mes collègues couraient toujours en cherchant le bon moment pour démarrer. Je poussais la jeune fille par moment, cela me rappelait le club et les gars en détresse dans les bosses et, quand elle a reconnu les alentours, elle s'est résolue à abandonner la marche pour une course efficace et rapide.

                                              Nous dégoulinions pour seulement 4,7 kilomètres ponctués tout de même de petits moment heureux de vitesse, de convivialité et d'admiration mutuelle. Seule Iris, épuisée, n'a pas pédalé durant une vingtaine de minutes, le temps que l'incroyable tignasse blonde de ma coéquipière du vendredi sèche enfin. En fait, nous avons rajouté un petit quart d'heure, Henri a ramé assez intensément et Anne a réitéré son invitation à un trail nocturne du côté de la Ville du Bois.

                                             Je n'ai rien fait de plus, nous n'avons pas eu de réunion, c'était parfait. Mais le week-end arrive. Nous prévoyons de rouler demain matin à partir de 9 heures devant le magasin des Molières, je vous invite donc tous à nous rejoindre pour une sortie longue. Nous parlerons de Juliet, de Carla, de natation et de bimbos si nous ne roulons pas trop vite, le reste sera enjoué et empli d'une musique que vous n'oublierez pas. Si vous n'êtes pas présents malgré tous mes efforts, je ne peux plus rien faire pour vous...Et une musique des années 70 à laquelle je rajouterai, juste un peu plus haut, la dernière bimbo avant longtemps sauf si vous souhaitez qu'elles reviennent en force...

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