Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 22:41
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                                        Voila, Belfort approche à grands pas et c'est la première fois que je vais courir un semi marathon sur une jambe. C'est une expérience, un truc inédit, cela deviendrait même excitant si je ne connaissais pas la difficulté de ce genre d'épreuve quand on a la chance d'être valide. Tant pis, j'y vais avec ma bande de copains et on verra bien.
                                       Mais le Tour de France n'est pas terminé. L'étape était très courte, aujourd'hui avec deux cols au programme et une portion de plat pas si évidente que sur le papier. 62 kilomètres à 27 à l'heure, les ascensions de Villevert d de La Celle les Bordes, le sprint intermédiaire de Pecqueuse et l'arrivée non loin de Saint Maurice.
                                        Je suis parti en solitaire dès le début par le long faux plat qui passe par Machery et qui mène à Angervilliers, bourgade connue des gens qui s'intéressent de très près au cyclisme de ces vingt dernières années. J'ai traversé les bois du même nom et gravi sans ralentir la bosse qui marque le passage dans le département des Yvelines.
                                         Un peu plus loin, dans Bonnelles, localité luxuriante, j'ai pris à droite la côte pas très agréable qui mène au tout petit hameau de Villevert. En passant devant la mare, les seuls encouragements à mon encontre venaient des canards très nombreux à cette époque. En poursuivant vers la départementale, le toboggan apprécié des entraineurs de vélo qui font travailler la relance en côte après une descente. J'ai fait des progrès dans ce genre d'exercice même s'il n'est pas très aisé de comparer quand on est seul. Je l'ai bien passé, c'est tout.
                                        A Pecqueuse, je n'ai pas sprinté, j'aurais eu l'air d'un dingue au milieu des automobilistes un brin énerves de subir une nouvelle déviation sur leur parcours de boulot. J'ai poursuivi jusqu'à Cernay où les odeurs ont aiguisé mon appétit. Le flot ininterrompu de camions déglingués et de rutilants et monstrueux 4x4 m'ont conduit à gauche, vers la cité magique de La Celle les Bordes, son château, son église, ses murs et ses maisons plus belles les unes que les autres. Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour admirer car, dans mon rêve éveillé, le gros du peloton était revenu à deux minutes. Je n'ai donc pas faibli dans la côte de 3ème catégorie ni dans la ligne droite dans la forêt de Clairefontaine, beau village un peu pollué par le centre du foot puisque M. Blanc a osé virer Gourcuff, le seul breton de l'équipe de France, le meilleur joueur aussi si on lui laisse un peu de temps mais il a préféré l'insipide Diarra et le dépassé Malouda... C'était une discussion de bistrot, c'est normal quand on regarde passer la grande Boucle de parler d'autre chose.
                                       Le trajet nous emmenait ensuite vers Saint Arnoult, petite ville de province dont la rue principale est toujours très animée, puis Rochefort et son château sur les hauteurs. Ici, petite originalité puisque j'ai rejoint la Bate par une belle route bordée de grands arbres, légèrement montante et qui ne déplairait pas à mon petit groupe de joyeux dissidents.
                                       Le reste fut mené au train, le peloton ayant cessé de lutter. J'ai jugé tout seul l'arrivée dans la côte de St Maurice et c'est le maillot blanc aux manches coupées qui remporte la plus courte étape de ce Tour. Pas de miss pour remettre le bouquet, pas de petit lion en peluche, pas de journalistes qui m'auraient empéché de reprendre mon souffle, rien que la satisfaction d'avoir bien roulé sous un soleil parfait.
                                       J'ai passé l'après midi à briquer mon vélo de compétition de pimpim mais je n'atteindrai jamais la perfection de Dominique ou de Vince dans ce domaine. Irondog m'a accompagné pour une longue marche dans la rivière et mon petit moment de cryothérapie. Le chat a bien dormi, c'est normal, elle sort toutes les nuits alors qu'elle a à peine un an.
                                      Ce soir, j'ai retrouvé Vince, Titi, Fred et Céline dans ma ligne d'eau, c'était très sympa. Tous les garçons font Belfort mais ils ne se sont pas vraiment ménagés lors d'une séance à base de 300 mètres variés et parfois très longs. Un peu comme au ski, je découvre, petit à petit, des sensations de glisse. C'est peut-être un peu pompeux de le dire ainsi mais c'est la vérité. Je ferai 1 heure 15 à Gravelines... J'ai pu discuter avec Éric, le coach du vélo, nous nous reverrons mais je ne retournerai pas de sitôt au rendez vous du samedi.
                                     Une drole de chanson par l'ami Jean-Louis, elle ressemble à ma mère, Marcelle. Il l'a connue sur un lit d'hosto. On ne l'oubliera pas, jamais, son nom c'est Josette...Les bestioles arrivent..Le chat semble sournois...Anniv-mom-et-animaux-049.JPG
 
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 17:39
                                    
Je suis sérieux, je recherche un chaman ou bien un sorcier vaudou qui créerait une poupée à mon effigie, il y planterait quelques aiguilles dans l'une des deux jambes et, je serai en état pour concourir normalement à Belfort et ailleurs. Je ne sais pas du tout comment s'y prendrait le chaman mais le résultat serait le même... Il y a longtemps, j'avais été soigné par un rebouteux qui ne traitait que les chevaux, il m'avait fait craquer de partout sans guérison notoire. Tant pis, je vais attendre, encore un peu, laisser la douleur disparaître petit à petit et redevenir kényan, comme avant.
                                      C'est pour ça que j'ai, une nouvelle fois, sorti mon beau mulet du garage tout en lui proposant une sortie tranquille, sans amis légèrement cinglés, sans forçats de la montagne, sans attaquants effrénés, sans les amis, en fait.
Un peu dépité de cette solitude si soudaine, il a accepté ma proposition, à moi de lui rendre l'enthousiasme des derniers jours...
                                       Je l'ai donc ménagé durant toute la première heure. 25 de moyenne, par exemple quand j'ai donné une petite barre à Pony Run Run, si vieux qu'il se déplace à peine en soufflant très fort. Tiens le coup, petit animal, tu me manquerais vraiment beaucoup.
                                       J'ai pris les choses en main peu après Sonchamp, descendu quelques pignons et décidé de rester à 28 le reste du parcours. Les jambes étaient bonnes, c'était une étape courte, sans grosse difficulté, j'étais seul sous un soleil parfait, je ne boudais pas mon bonheur.
                                        Un peu de fraîcheur bienvenue aussi dans la forêt de Rambouillet m'a permis d'accélérer encore un peu et me rendre compte qu'en ce moment, je ne récupère pas si mal car je crois que j'en suis à 8 jours de bicyclette de suite avec plusieurs sorties éprouvantes quand Vince, Dom et les autres petits poussins sont là.
                                        La route de Boullay les Troux étant fermée, j'ai choisi le mini dédale de Choisel que je connais bien pour l'avoir beaucoup fréquenté du temps où je vivais à Bures sur Yvette. Le chemin est agréable parmi les immenses et majestueuses villas, les champs et le château de Breteuil, un peu plus loin. Je me suis bien amusé, le coin se prète parfaitement à travailler les relances qui sont vraiment le plus gros de mes points faibles.
                                         Plus loin, sur l'autoroute qui va des Molières à Gometz, j'ai dépassé un jeune gars des Ulis, ça c'est lui qui me l'a dit, sur un gros vélo de promenade de chez Décathlon. Au bout de quelques centaines de mètres, je l'ai entendu revenir, il a même essayé de mettre une mine quand il est arrivé à ma hauteur et nous en avons bien ri. Comme il avait brûlé ses dernières cartouches, je lui ai proposé de prendre ma roue qu'il n'a tenu qu'un tout petit kilomètre, très handicapé par son vélo mais aussi par sa volonté de distancer un petit vieux. Il était si loin quand je me suis retourné que je n'ai pas que le saluer par des grands gestes en faisant attention à ne pas me retrouver au sol parmi les voitures de sport ou autres qui roulent à 200.
                                        Je n'ai pas parlé du vent, je crois qu'il n'y en avait pas beaucoup si bien que le retour par Janvry ne fut qu'une formalité. j'aurais bien prolongé la balade mais mon père m'attendait pour nos parties d'échecs et pour me battre définitivement. J'avais 72 kilomètres sur la montre de mes fantasmes les plus joyeux, je n'étais pas crevé mais, malheureusement, je ne gagnerai pas Belfort...
                                         Contre mon vieux papa, j'ai gagné le premier match en 45 secondes. Il y a, parmi de nombreuses ouvertures, un truc que j'aime bien réaliser quand la situation s'y prête et lui, ça le trouble beaucoup, il perd ses moyens et le massacre peut débuter. Donc un zéro pour moi, mais la seconde qui a duré plus d'une heure m'a échappé pour le plus grand plaisir de mon vénérable adversaire. j'avais l'avantage, d'après moi, je l'ai lâché une minute, un coup, pas plus et la victoire s'est envolée. C'est très bien ainsi.
                                         Je souhaiterais remercier mes amis et ma famille pour les commentaires de l'article d'hier, continuez, j'adore ça et féliciter mes collègues de Bures pour leurs mutations respectives et dans l'ordre d'éloignement Arcueil, Grenoble et Carcassonne où vos vies seront plus belles et peut-être plus simples. Je n'en dirai pas plus, il est temps pour un peu de musique. 

                                         Un petit cri de fureur et de bruit pour Neil Young et ses musiciens allumés du Crazy Horse, du bonheur pour les oreilles, attention...

 

   

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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 18:06
                                        
                                             Tout d'abord, je voudrais saluer et sincèrement féliciter mon neveu Glenn qui est devenu champion de Bretagne de tennis à l'issue de sa victoire dans un tournoi très relevé. Bravo, ce n'est qu'un début et à bientôt ici ou au pays bigouden, tu mérites vraiment ce titre.
                                            Le reste, c'est encore et toujours du vélo mais en groupe cette fois ci et avec des gens formidables, une véritable ligue des gentlemen extraordinaires dont je vais rappeler les noms pour la postérité. Il y avait, bien sûr, Dominique qui m'attendait sur le pas de ma porte, mais pas trop pressé de remonter la côte de Briis pour rejoindre ma petite troupe. En fait, pour un mec fatigué de la longue promenade de santé d'hier, il l'a très bien escaladée, j'ai moi-même formidablement bien profité de son sillage courageux.
                                            Au rendez vous de Gometz, nous avons retrouvé Vince, Thierry le Doc, Patrick, Fred et Marco, l'un de ses copains que je connaissais déjà pour l'avoir rencontré sur le bitume. Nous avons fait le chemin à l'envers, traversé le Val par une agréable petite route, poursuivi jusqu'à la forêt de Rambouillet, rencontré tout un tas de gens.
                                            Tout d'abord, sur la route du Marais, deux types vêtus de maillots d'équipe professionnelle, l'un pour Deutsche Telekom avec de grosses cuisses et un guidon plat, l'autre chez AG2r, meilleur cycliste que nous avons revu à plusieurs reprises, puis toute la formation de Ballainvilliers qui est passée devant nos regards ébahis à plus de 40 à l'heure, forte de sa trentaine d'éléments. Dominique, le Doc, Patrick, Marco et moi avons embrayé sans trop de problème, Fred a pris un petit éclat, Vince l'a gentiment secondé pour revenir dans les roues.
                                            Ils m'ont bien fait rire, les mecs de Ballain. Ils râlent, crient, éructent encore plus que mon ancien club de Saint Rémy, ce qui n'est pas peu dire. J'en ai eu la confirmation quand nous avons un peu relaché notre effort pour attendre le naufragé, pas si loin d'ailleurs, grâce à la présence éphémère d'un de leur membre, peu entrainé et assez malheureux de se retrouver ainsi propulsé à l'arrière. Je n'ai même pas eu à l'encourager pour qu'il assassine ses équipiers en quelques mots. Je connaissais ses griefs, à ma grande tristesse, les mêmes me viennent à l'esprit quand je pense à la sortie club du samedi.
                                           Vince a choisi la suite des évènements et entre temps, j'ai appris que Fred avait participé à un triathlon sprint hier après midi. Pas pimpim pour deux sous, il n'en avait pas dit le moindre mot, chapeau hombre.
Mais revenons à notre étape du tour de notre échappée à sept coureurs. Nous avons, tout d'abord, escaladé la terrible côte de la Celle les Bordes, celle qui se termine par un petit mur d'une centaine de mètres et c'est le Doc, toujours téméraire qui l'a entamée comme si sa vie en dépendait. J'étais resté en arrière pour observer la suite des opérations, Titi le Doc a ralenti quelque peu, ce qui a débridé l'ami Vince quasi imbattable sur ce genre de terrain. Dom s'est accroché mais en vain, je n'ai pas bien vu les autres et j'en suis désolé, car en sprintant, j'ai repris tout ce petit monde sauf Vincent, trop loin et trop fort.
                                         Nous nous sommes regroupés au sommet et après quelques kilomètres, un nouvelle grimpette nous attendait, celle qui permet de rejoindre Clairefontaine par les bois. Le Doc, toujours en tête puis exactement le même scénario, avec Patrick qui tient bien son rang et Fredo qui retrouve un certain standing, Marco, plus prudent, s'économise un peu, il ne connaît pas bien la région, ni les zozos qui forment ce groupe de joyeux délurés.
                                         Mais je m'égare encore, Vince est loin, il reste assis en gardant la plaque, je reste beaucoup plus souple mais je ne reprends rien, second, c'est bien, je n'aurais pas espéré cela, ce matin, au départ de l'étape. La route des bois est vite dévalée et je sens que Dom prépare un coup. Aussitôt imaginé, aussitôt fait et cela sent le mauvais moment à passer pour nous tous car il était très discret depuis un moment. Ainsi, dans la montée à la sortie du hameau du foot français un peu minable contre la modeste Islande qui a mené deux à zéro, notre coureur de Morangis attaque comme un fou, d'une manière brutale assez caractéristique. Personne ne réagit, Vince dévore un encas, les autres récupèrent. Je vois rouge, je sais que le sieur Dom va rouler ensuite sur le plat et que nous aurons toutes les peines du monde à lui rendre la raison. Je me dresse sur les pédales et, en deux fois, tout en guettant le retour de Vincent, je dépose Dominique peu avant le trait du grimpeur et ensuite, nous nous décalquons tous les deux, si je peux le dire ainsi et personne ne nous reverra malgré quelques tentatives acharnées.
                                         Dom ne prendra pas les Vaux de Cernay avec nous, la montée s'y effectue relativement vite, les faux plats ne nous impressionnent pas, l'arrivée est proche. Et, c'est Titi le Doc qui choisi de prendre la côte de Senlisse pour reprendre la nationale qui le ramènera au bercail. Tout le monde a retrouvé un certain degré de forme, nous allons pouvoir combattre. Cette bosse n'est pas facile, je laisse Vince m'amener à 100 mètres du sommet et je prends, malgré une belle resistance de sa part, les points du maillot à pois remporté aujourd'hui par mon ami de la montagne, Vincent, bien en forme, lui aussi. Quel dommage, cette petite fracture...
                                         Nous passons déposer notre Doc en ayant la chance de rencontrer dans la même rue un personnage politique historique et de caractère. Vince et Patrick m'accompagnent jusqu'à Janvry, je finis seul mais satisfait par l'état de mes satanées gambettes et avec, de nouveau un peu plus de 100 kilomètres au compteur. J'ai une pensée pour Fred en me déchaussant car je crois qu'il y a quelques années, je n'aurais pas pu enchaîner un triathlon sprint et une sortie aussi longue et mouvementée. Bravo au Doc, qui progresse encore et à Patrick qui ne s'entraîne que ce qu'il peut mais qui fera, un jour, des étincelles. Merci à Marco et à Dom, les cyclistes de nous avoir aidé à parcourir une telle distance dans la joie, la bonne humeur et sous un soleil d'Andalousie.
                                       Voila un petit morceau pour mon neveu, champion de son pays, de mon pays aussi car la Bretagne n'est pas qu'une région, il viendra conquérir le titre de champion de France à Rolland Garros, en août, c'est super, muchacho. Une dédicace à ma super nièce Caroline, happy bithday, jeune fille....
 
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Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 17:07
                                      

Je ne m'étais pas vanté du fait que je roulais avec Dominique, mon collègue coureur cycliste au club de Morangis et qui me fait souvent souffrir à le suivre sur une petite bicyclette qui n'a jamais fait de mal à personne. Je ne pouvais pas refuser, il voulait reconnaître le parcours de sa prochaine course qui comptera pour les championnats régionaux.
                                        A 8 h40, ce matin, alors que je me préparais, le garage grand ouvert, j'ai entendu ce caractéristique son de talons pour ces athlètes qui marchent comme des canards et qui ont l'air si gauche loin de leur vélo. Dom était là, un peu avant l'heure, comme à son habitude, prèt à en découdre du côté de Dourdan.
                                       J'avais, bien sur, les gambettes un peu hésitantes quant à leur état mais je fus vite rassuré sur la route très vallonnée qui nous amenait dans la cité médiévale. En effet, bien lancé par mon équipier, je franchissais aisément les plus ou moins longues bosses qui agrémentaient notre parcours. Dom montrait moins de vivacité qu'à l'accoutumé, j'en aurais rigolé s'il ne restait pas autant de kilomètres à avaler. Nous avons ensuite pris la direction de Sainte Mesme, lieu de la course. Arrivé dans la localité, nous avons cherché grâce à l'itinéraire que possédait Dom et après avoir un peu tourné dans les environs de cette petite localité des Yvelines, nous avons trouvé la côte d'arrivée avec un passage à 16 %, j'ai gagné la reconnaissance, merci.
                                     Mais je n'ai gagné que cela car en évoluant ainsi, nous nous sommes éloignés de tout lieu connu, nous sommes même sorti de notre région d'Ile de France, d'après un panneau fort malveillant qui n'a pas mis un Dominique, un peu cuit ou sentant la fatigue venir, dans un état de bonheur avancé. Quant à moi, je m'en fichais totalement, j'étais bien, vraiment, et je prenais tous les relais qu'il désirait. C'était même un peu étrange, d'habitude, c'est lui qui fait tout et je m'accroche comme je peux. Aujourd'hui, d'une voix mal assurée, il me demandait d'appuyer moins fort, de bien me placer afin de mieux le protéger. Si cela avait duré très longtemps, je serais devenu très fier, presque imbuvable, un pimpim de l'Eure et Loir.
                                   Pour la plus grande joie de mon collaborateur à qui, j'ai, sans le vouloir, rajouté 14 kilomètres en insistant pour passer par Auneau, nous avons découvert, malgré la soif et la faim qui commençaient à nous étreindre, une départementale qui se rendait à Saint-Arnoult par de trés longs bouts droits que j'emmenais le coeur vaillant, tout heureux d'être là, loin de tout, sous le soleil. Nous avons traversé toute cette belle région jusqu'au Val Saint Germain où Olive Bunkerman nous a rejoints. j'ai présenté les deux olibrius et nous sommes partis pour escalader la côte de Briis, un peu au grand dam de tout le monde et avec un peu de cinoche de ma part. En passant dans mon village, j'ai rempli les gourdes de mes coéquipiers, Irondog n'a rien compris à la manoeuvre et nous sommes aller affronter la grimpette de l'horreur.
                                   Dom, le malotru, a grillé le feu, en bas, suivi en cela par un petit gars de Villebon, club dirigé, si on peut dire, par une formidable jeune dame d'une soixantaine d'années, qui a attaqué le raidillon avec moi et, n'a laché que quand j'ai produit un gros effort pour revenir sur Dominique et son compagnon d'échappée. Pratiquement à bout de souffle, je les ai déposé dans la partie la plus pentue, Dom s'est un peu accroché mais je voulais ce grimpeur là parce que j'y passe tous les jours en ce moment, mais aussi parce que c'est bon et ça, tout le monde vous le dira...
                                   J'ai attendu Olive, nous sommes revenus sur le petit groupe que j'ai mené à vive allure jusqu'à l'entrée de Gometz où nous nous sommes séparés. Olive m'a suivi sur la route de Janvry. A plus de 110 bornes en solitaire, les crampes commençaient à se faire très présentes. N'étant plus capable de relayer, il s'est fort bien calé dans ma roue et, armé d'un grand courage, il a tenu jusqu'au bout. Bravo et 100 bornes pour moi avec vraiment beaucoup de plaisir.Je ne sais pas ce qu'il en sera demain et plus tard dans le Ballon d'Alsace mais, à ce moment, cela n'a aucune importance. Nous avons rendez vous pour 9 heures à l'église de Gometz, il y aura Fred, je vous dirai en détail comment il s'est comporté si je parviens à le suivre...

                                   Une vidéo pour tout le monde et surtout pour ceux qui ne connaissent pas ce groupe et aussi pour mon frangin qui, tout jeune, me l'a fait découvrir. Thanks Brother...

 

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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 17:26

                                             Il fait trop beau pour ne rien faire malgré quelques petites courbatures et le vent qui n'a même pas eu la descence de faiblir durant la nuit. Toutefois, j'avais prévu une sortie facile avec une petite pause à Chevry pour y expliquer mes doutes quant à l'organisation du futur tournoi de tennis et un bref passage aux Molières Cycles pour juste un petit bonjour amical.
                                             Et tout a débuté ainsi. j'étais un peu lourd dans le bas de la côte de Briis mais les gambettes ont des secrets bien gardés puisqu'elles m'ont amené au sommet sans coup férir. J'ai franchi la ligne qui marque le grimpeur en levant les bras dans ma tête. J'ai revu plein de monde au club de Chevry, je n'ai pas pu exposer ce qui me chagrine ou pas bien. Au magasin, Franck et Gabriel étaient très occupés, c'est parfait, ils le méritent.
                                            J'ai sagement pris le chemin du retour, pourtant, je ne sais pas ce qui m'a pris quand j'ai vu la descente de Limours, vide d'automobiles et de leurs occupants souvent nerveux et maladroits, le samedi, et j'ai plongé comme un grand, un grand malade surtout.
                                            Après la petite montée désagréable à cause des feux, j'ai tourné à gauche en direction de Dourdan. Je n'aimais pas cette route quand je n'étais qu'un modeste grimpeur. Maintenant que je passe un peu mieux les secteurs roulants, j'apprécie son revètement et ses parties ombragées. Je l'ai quitté à la sortie d'Angervilliers pour prendre la bosse qui mène au Val St Germain en passant par le cub de tennis du coin.
                                            Vers le milieu de la descente, j'ai croisé des coureurs du club de Courson, tout en jaune et vert comme mes chers canaris qui restent une nouvelle année en ligue 2. L'un deux m'a appelé par mon prénom et j'ai reconnu parmi les jeunes grimpeurs, la fille de mon copain Laurent ex grand coureur. J'ai donc décidé de tout remonter, la sortie de décrassage ayant trop peu vécu, et j'ai vite aperçu la queue du peloton.
                                             Je les ai rejoints peu après et j'ai pu saluer un Laurent très affuté, sa fille dont le prénom m'échappe qui arborait modestement le maillot de championne de l'Essonne cadette, Philippe, un copain d'Armand, l'homme aux cuisses d'acier, avec qui j'ai roulé des dizaines de fois et son fils Guillaume, espoir départemental ainsi que d'autres jeunes gens et quelques adultes. En fait, j'étais tombé comme un cheveu sur la soupe dans une matinée d'entraînement pour les jeunes pousses du club. Je vous rassure, j'ai été très bien accueilli et même invité à revenir...
                                            Je peux vous dire que quand nous nous sommes retrouvés sur la route de la briqueterie, la rue rouge, tout ce petit monde s'est mis à envoyer. J'ai suivi sans difficulté malgré la soudaineté de l'action, j'ai même aider un petit groupe, un peu à la rue, à revenir sur le reste de la troupe. Ils ont ensuite effectué deux exercices durs pour ce qu'il leur restait de force mais que j'ai trouvé fort agréable de nouveauté, n'ayant jamais eu la chance de les pratiquer auparavant. Le premier s'avère fort simple, l'éducateur laisse partir deux ou trois échappés, demande aux autres de temporiser puis, quand l'avance est assez grande, la chasse est lancée. Les gosses n'ont jamais réussi à reprendre Léa ou un prénom du même genre et Guillaume, partis devant, les adultes non plus d'ailleurs sauf Laurent sur une jambe et votre serviteur un rien à l'ouvrage.
                                             Les deux ados ont voulu me piquer le maillot à pois dans la bosse de l'Orme Gras mais à 500 bornes par semaine, j'étais assez à l'aise pour contrer les attaques répétées de ces malotrus très gentils. Peu après, en tant que second exercice, Laurent nous a indiqué un point, une pancarte puisque c'est le nom du jeu, éloigné d'au moins 800 mètres et nous a lachés comme les fauves d'un cirque un peu déglingué.
                                             Bon, j'ai gagné, enfin presque. Je suis parti bon dernier, je savais que je reprendrais tous les "morts" et c'est ce qui s'est produit. Pratiquement arrivé au panneau Courson, j'ai freiné et j'ai bien fait car Léa a conforté son maillot de championne devant son père. Nous avons déroulé 5 minutes sur la route du chateau et je les ai quitté en espérant bientôt les revoir, rien de tel que les gosses pour travailler le rythme, n'est-ce-pas ?
                                            Afin d'atteindre les 70 kilomètres, je suis reparti pour un tour. Contre le vent, les enfants m'ont manqué. Je me suis arrosé, alimenté d'une barre et j'ai rajouté 21 kilomètres aux 50 de la montre magique. J'en avais pour mon compte et peut-être même un peu plus.
                                             Pour récupérer, je suis allé marcher dans la rivière qui longe le village avec Irondog qui ne se prépare pas bien car il n'a pas souhaité nager. L'eau froide m'a fait du bien, pour le chien, je ne sais pas.
                                              Voila, je vais vous laisser à vos occupations avec un petit morceau bien rythmé de Green Day en souhaitant vous voir demain sur les routes, mes amis et avec une petite pensée pour Vince, en visite de la Confédération Helvétique...
Par lefloch - Publié dans : Prépa Gravelines en folie - Communauté : Triathlon, Trail, Marathon, Ultra : ENDURANCE SPIRIT
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